vendredi 26 septembre 2008

Guy Môquet ou le révisionnisme politique communiste dénoncé.

Môquet Guy : Guy Môquet, une victime du Socialisme National Allemand ou nouvelle victime de la pestilentielle application du socialisme international marxiste autrement nommé communisme ?
Juste après son investiture, not’ bon millimètre Nicolas Sarkozy un « Social » Démocrate a rendu hommage aux « Martyrs de la Résistance », en prenant pour exemple symbolique Guy Môquet. C’est un geste qui démontre à quel point le nouveau Président de la République (on devrais dire ripoublique !) méprise ouvertement la vérité historique et combien il entend maintenir une version sournoisement tronquée et biaisée d’une page importante de l’Histoire contemporaine de notre pays. Guy Môquet n’était pas un patriote français stricto sensu, encore moins un résistant, c’était un répugnant militant communiste aux ordres du Komintern, aux ordres du sordide et criminel contre l’humanité Staline en personne. Son « patriotisme », il ne le concevait qu’à travers l’Internationale communiste, comme l’ensemble des « militants » rouges liés au nidoreux PCF durant la seconde guerre mondiale à travers l’Europe. Son drapeau n’était pas bleu blanc rouge, mais rouge sang avec une faucille et un marteau. Il ne concevait la Liberté que sous la forme de l’impitoyable


dictature sanglante qui sévissait alors en Russie soviétique et dans les Etats baltes occupés. Le PCF ou le jeune bolcho Moquet adhérais fut antisémite, traître à la Patrie, valet du totalitarisme soviétique bolchevique, et, en 1940, de l'occupant nazi. N'empêche: ce parti, qui n'eut que 3,37% des suffrages à la présidentielle de 2002, n'a cessé d'être adulé des médias. L' Humanité est de toutes les revues de presse. Il est temps de faire valoir certains faits !

Guy Môquet était le fils de Prosper Môquet, un « syndicaliste » cheminot et nidoreux député communiste du 17ème arrondissement de Paris (C’est à dire un « cheminot qui a surtout cheminé au sein du pestilentiel parti communiste Français et qui ne voyait des trains, que les wagons de première pour ces voyages à Moscou, un gamelard de la bien pensance léniniste, un apôtre retardé mental du prêt à penser marxiste, un collecteur de subvention, un professionnel de la misère, un parasite.)

Fils de petits agriculteurs de la Manche, Môquet est garçon de ferme quand il est envoyé au front en 1916. Démobilisé en septembre 1919, il s'installe à Paris et se fait embaucher comme cheminot. Il milite à partir de 1923 au syndicat communiste CGTU, et devient délégué du personnel, délégué de la sécurité, membre de la commission administrative, puis secrétaire adjoint de la fédération unitaire des cheminots lors de la fusion entre CGT et CGTU.

Entré au PCF en 1926, qui recrute tous les abrutis qu’il peu, il est élu député communiste de la Seine pour la circonscription du 17ème arrondissement de Paris en 1936. Suite à la dissolution du Parti communiste français en 1939 par Édouard Daladier, il ne dénonce pas le Pacte germano-soviétique ou Pacte Molotov Ribbentrop, ou encore pacte de non agression Staline/Hitler et participe à la constitution du Groupe ouvrier et paysan français reconstitution du PCF interdit. Arrêté avec 43 autres députés du groupe en octobre 1939, et déchu de son mandat le 21 janvier suivant (1), il est condamné comme ses camarades à huit clos, par le 3e tribunal militaire permanent de Paris, en avril 1940, à cinq ans de prison (2). Môquet est ensuite extradé en mars 1941, avec les 26 autres députés de ce que ces traîtres à la France qualifieront avec leur dialectique pernicieuse et mensongère de « Chemin de l'Honneur » et qui n’est que le chemin des traîtres, des félons et des déserteurs, au bagne de Maison Carrée en Algérie.

Libéré en février 1943 après l'arrivée de De Gaulle à Alger, il devient après la guerre, député de l'Yonne d'octobre 1945 à avril 1951.

Le frère de Prosper, Henri était concierge au siège du Parti, place de Châteaudun. À la fin de l'été 1940, il fut intégré dans le dispositif clandestin du Parti, l’Organisation secrète (OS), en charge de lutter contre les symboles du Gouvernement légal Français, installé alors à Vichy, et non pas contre l’occupant allemand, selon les directives secrètes du PCF transmises par André Marty depuis Moscou. (3)

Quand à Guy, à la fin de l'été 1940, il est intégré au dispositif clandestin de l’ignoble parti communiste, prenant ces ordres directement de Marty membre du komintern et proche de la crapule rouge staline. La soeur de Prosper Môquet, Rosalie, est également une « militante » bien insérée au cœur du monstrueux parti communiste criminel. À partir de 1941, elle est la compagne de Robert Dubois qui succédera à Arthur Dallidet à la tête de la commission des cadres à partir du printemps 1942. Elle assure la liaison de Robert Dubois avec la direction du parti.

Guy Môquet lycéen au lycée Carnot et fervent responsable des Jeunesses communistes, avait en charge une partie de la propagande du PCF clandestin sur la Région parisienne. Il est très entouré par des

dirigeants communistes membre du fameux komintern

Bolchevique farci d’antisémites, comme le traître et assassin Jacques Duclos qui dénonçait pour complaire à l’occupant allié de circonstance de son

immonde parti, le ”juif Mandel”, ministre de l’Intérieur sous Paul Reynaud.

M. Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur, s’écriait en séance du Sénat, le 19 mars 1940 :

“La propagande communiste et hitlérienne - elles ne font qu’une - la propagande ennemie. J’ai eu l’occasion de m’en expliquer devant votre commission de législation criminelle et civile. Le chef de cette propagande est le chancelier Hitler, dont le bolchevik est le “lieutenant” s’il était besoin de faire la preuve de cette affirmation, il suffirait d’indiquer avec le fait que ce sont les avions allemands qui éparpillent les tracts communistes, cet autre fait que les postes de radio et de propagande communiste, “La Voix de la Paix”, “Radio Humanité” qui sont répétées, lancent leurs émissions du territoire allemand.”

(Journal Officiel du 20 mars 1940, page 266).

Le jeune bolcho Moquet est pénétré de cette propagande collaborationniste avec l’occupant nazi.

Après l’armistice de 1940, les communistes dénonçaient la politique de guerre de la France et fustigent les radicaux et tous les partis qui ont soutenu la défense nationale, dans un tract distribué par le jeune communiste Moquet en juillet 1940, ils stigmatisaient ainsi la politique française:

“La France meurtrie, douloureuse, trahie par ses dirigeants, subit la rançon de la défaite. Voilà où nous ont conduits les politiciens à la Daladier, à la Reynaud, à la Mandel, qui, soutenus par un Parlement de valets et de corrompus, ont poussé la France à la guerre pour servir les intérêts des ploutocrates, pour supprimer les libertés politiques, pour faire régner la terreur, écraser le peuple et porter les armes contre l’U.R.S.S., pays du socialisme (envoi de matériel aux gardes blancs finlandais et constitution de l’armée Weygand en Syrie).

La clique de dirigeants banqueroutiers de la politique de guerre a bénéficié de l’appui de tous les partis unis dans une même besogne de trahison, et dans une même haine de la classe ouvrière et du communiste. Le parti radical avec ses Daladier, ses Bonnet, ses Chautemps et ses Chichery; le parti socialiste avec ses Blum, ses Sérol, ses Ziromski, ses Paul Faure; les partis de droite, avec Flandrin, Marin, Laurent, Laval, Chiappe; l’U.R. avec Frossart, de Monzie, Déat, Marquet; le P.S.F. avec La Roque et Ybarnégaray; la bande de Doriot et les usurpateurs de la C.G.T., les Jouhaux, Belin, Dumoulin, etc… sont tous responsables du malheur de la France.”

Collaboration et fraternisation sont les mots d’ordre de l’Humanité clandestine lue et commenté par le jeune bolcho Moquet articles significatifs:

Travailleurs français et soldats allemands

Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistrot du coin.

Bravo! Camarades, continuez, même si ça ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.”

Et le peuple de France veut la paix

Il demande d’énergiques mesures contre tous ceux qui par ordre de l’Angleterre impérialiste voudraient entraîner à nouveau les Français dans la guerre.”

Le même journal dans le n° 61 du 13 juillet 1940, publie la note que voici:

Fraternité franco-allemande

Les conversations amicales entre les travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient. Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître et quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison pour avoir défendu la paix, quand on dit qu’en 1923 les communistes se dressèrent contre l’occupation de la Ruhr, on travaille pour la fraternité franco-allemande.

Dans la brochure “Jeunesse de France” (page 43), publiée en septembre 1940, que lisais le jeune bolcho Moquet on peut lire:

“Nous n’avons jamais cru que l’existence d’un régime déterminé en Allemagne dut constituer un obstacle entre la France et l’Allemagne. Nous proclamons sans réticence que si nous avions dirigé les destinées de la France en juin 1940, comme les bolcheviks dirigeaient les destinées de la Russie en 1918, nous aurions mis fin à la guerre, nous aurions signé la paix comme les bolcheviks l’ont signé en 1918.”

Plus tard après l’arrestation du jeune camarade Moquet les communistes se féliciterons d’abord de leur attitude antibelliciste depuis le début de la guerre en septembre 1939:

“En nous dressant contre le guerre impérialiste, dans laquelle la France avait été jetée par un gouvernement indigne, soutenu par un Parlement unanime, à l’exception des communistes, nous avons rempli notre devoir de politique révolutionnaire”

(1941. Thorez et Guitton. Lettre aux militants communistes)

Dans le premier numéro de l’Humanité publié après l’armistice (n°58 du 1° juillet 1940) on peut lire:

“Le général de Gaulle et autres agents de la finance anglaise voudraient faire battre les Français pour la City. Les Français répondent le mot de Cambronne à ces messieurs.”

Et ce ne fut qu’au printemps 1941 que l’OS (comme l’ensemble des organisations kominterniennes en Europe) fut mise en branle pour s’apprêter à agir contre les Allemands, le criminel contre l’humanité Staline estimant que les préparatifs du Reich Allemand à la frontière soviéto polonaise pouvaient éventuellement signifier une attaque rapide des forces de l’Axe contre l’URSS.

L’ Union des « Républiques (sic) » Socialistes Soviétiques, ayant signé, nous l’avons vu, un pacte de non-agression avec les Socialistes Nationaux du Parti des Travailleurs Allemands (NSDAP) (en argot Berlinois, vulgairement appelé Nazis), les nidoreux communistes français ne font que s'opposer à la guerre (considérée avec leur idéologie nauséabonde comme une guerre impérialiste contre les intérêts de la « classe » ouvrière). De nombreux militants communistes, dont le père du jeune militant communiste Môquet sont donc arrêtés par le gouvernement français sous l'accusation bien réelle de sabotage (au sein particulièrement de la SNCF) démoralisation de l'armée, bref, pour avoir ignominieusement affaibli les arrières comme un véritable traître à sa patrie alors sous la troisième république socialiste.

Un petit rappel des actions de haine, des mensonges et des malversations de toutes sortes de ce « Parti » de rouges crapules s’impose ;

Dès le début des années 1920, le PCF créa ses groupes armés ou milice terroriste et confia leur organisation à un secrétaire du parti: Albert TREINT.

C'est le 11 janvier 1924, lors d'un meeting communiste où des anarchistes contestèrent la ligne suivie par le parti, qu'Albert Treint appela ses sbires rouges à la rescousse pour la première fois. Une dizaine de louches individus armés de revolvers se dressèrent sur la tribune et tirèrent sur les contestataires : 2 morts et des dizaines de blessés! Aucun des immondes assassins ne fut inquiété.

Le 23 avril 1925, dans le XVIIIème arrondissement de Paris, peu de temps avant des élections municipales, le service "d'ordre" du PCF vint troubler la sortie d'une réunion électorale des Jeunesses Patriotes (JP), mouvement de droite: bilan: 4 militants des JP assassinés par ces rouges criminels.

En 1926, le PCF chargea le jeune député Jacques Duclos (7) d'organiser des Groupes de Défense Antifascistes et des Jeunes Gardes Antifascistes. Ces groupes paramilitaires défilèrent le 11 novembre 1926! Parallèlement, le criminel rouge Duclos sortit un ouvrage "Le combattant rouge" où il enseignait la guerre civile et l'art du combat de rue. Il est bon de souligner que tous ses « militants » communistes (on dit aujourd’hui alter mondialistes) ont toujours le mot de paix à la bouche et que le mot de haine ou de « facho » est réservé à tout ce qui n’est pas communiste ! Pour cela ouvrons une parenthèse : Duclos comme tout bon communiste à toujours le mot de haine à la bouche, comme maintenant les membres fasciste rouge de la nébuleuse communiste qualifie les patriotes de « haineux » et le Front National de « parti de la haine ».Mais un épisode de l’histoire de notre pays peu connu remet les pendules à l’heure et désigne nettement comme seul parti de la haine, le parti communiste. En effet le 7 Août 1946 au cours d’un débat parlementaire relatif à la haute cour de justice. Le « camarade » Jacques Duclos éructe : Tout à l’heure, monsieur le rapporteur disait : « Il faut juger sans haine et sans crainte. » Mais nous sommes en présence de crimes qu’on ne peut juger si on n’a pas la haine au fond du cœur ».

Un cri jaillit des bancs du M.R.P. : «A bas la haine ! » s’exclame Maurice Schumann.

Jacques Duclos le traître à la patrie, a le front et avec le culot habituel des saloperies rouges d’éructer de nouveau : « La haine de ceux qui ont trahi la France et une haine sacrée ! » Mais cela n’avait rien d’étonnant venant de la part de ce traître à la France coupable "d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant « la paix !» sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale.

Rien d’étonnant venant de la par du traître antisémite qui en juillet 1940 pactisait avec l’occupant allemand et dénonçait le « juif Mandel » en demandant à son allié nazi la reparution de leur atroce organe de propagande rouge « L’humanité » : « Sommes communistes avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale ».On est là bien obligé d’exprimer son amer constat et sa stupéfaction devant la félonie de ces communistes ! Dés 1941 en pleine chasse au juifs par les nazis le parti communiste et leurs immondes membres usaient d’honteuses manières antisémites pour dénoncer leurs « ennemis » : « CRenée dite Tania, dite Thérèse, du XIV iéme arr. Juive Bessarabienne. », « De B…, Juif étranger, renégat, dénigre le PC et URSS », « R. Juif ( Ce n’est pas son vrai nom) travaille avec un groupe juif ennemi. »

1924: Boris Souvarine, un des leaders du PCF s'opposa à la ligne adoptée par le parti contre Trotski. Il fut convoqué à Moscou pour s'expliquer. Il fut condamné à faire son autocritique et fut exclu du PCF. Réaction de la direction du parti dans l'Humanité: "Dans notre parti [le PCF] que la bataille révolutionnaire n'a pas complètement épuré du vieux fond social-démocrate, l'influence des personnalités joue encore un trop grand rôle. [...] . S'il veut être digne de l'Internationale communiste à laquelle il appartient, s'il veut suivre les traces glorieuses du parti russe, le PCF doit briser sans faiblesse tous ceux qui, dans son sein, refuseraient de se plier à sa loi!"

Ceci aboutit à l'élaboration de milliers de dossiers "biographiques, destinés à tout savoir des militants du PCF, ces dossiers faisaient mention de l'origine sociale, ethnique et religieuse des militants. Ces dossiers furent centralisés à Moscou et servirent à faire un tri parmi les militants et permirent aux "sections des cadres du PCF" d'établir les LISTES NOIRES Une première série de listes noires entre 1932 et 1939 (12 listes) aux titres inquiétants: "liste noire des provocateurs, traîtres, mouchards, escrocs, voleurs, trotskistes...", chaque militant ayant le devoir de dénoncer les communistes qui n'étaient pas assez fidèles.

Les premiers visés furent les doriotistes et les trotskistes, et de nombreux meurtres eurent lieu avant la 2eme guerre mondiale.

26 Septembre 1939: le conseil des ministres socialiste adopte à l'unanimité un décret-loi qui "dissout de plein droit le PCF, toutes associations ou tous groupements de fait qui s'y rattachent et tous ceux qui, affiliés ou non à ce parti, se conforment dans l'exercice de leurs activités à des mots d'ordre relevant de la IIIème internationale"

29 Septembre 1939: le Groupe Ouvrier et Paysan (GOP) remplace le PCF dissous; secrétaire général: Florimond Bonte

1er Octobre 1939, le GOP envoie une lettre ouverte au président socialiste de la chambre (Herriot) pour un appel à la paix. Léon Blum dénoncera le cynisme, l'hypocrisie et la servilité de cette demande Le socialiste Blum avait raison, les communistes étaient et restent des cyniques des hypocrites et des traîtres. Thorez traitera alors Blum de "chacal Blum", de "reptile répugnant", de "hyène", de "sbire de la police", etc ...

5 Octobre 1939: des membres du GOP sont arrêtés, 2500 conseillers municipaux et 87 conseillers généraux suspendus.

30 Novembre 1939: Florimond Bonte est arrêté.

9 Janvier 1940: la chambre des députés, dans son ensemble rend hommage à l'armée. Seuls 4 communistes refusent cet hommage.

19 janvier 1940: déchéance des députés communistes.

15mai 1940: 1er numéro de l'Humanité clandestine.

Les journaux communistes clandestins n'auront de cesse de dénoncer les résistants et d'appeler à la révolte et à la guerre civile:

L'Huma: "Pas une arme, pas un sou pour les domestiques finlandais de Londres et de Paris" [note: la Finlande venait de se faire envahir par l'URSS].L'avant garde, 1 Février 1940 "tournez vos armes contre vos ennemis de classe à l'intérieur du pays".Tract: "l'ennemi n'est pas de l'autre coté de la ligne Siegfried mais bien à l'intérieur de votre propre pays"

Le châtiment des "fauteurs de guerre" est réclamé régulièrement:

De Gaulle: l'émigré de Londres, aventurier soumis au capitalisme anglo-saxon

Churchill: gangster impérialiste...

Ceux qui avaient le culot de dénoncer le pacte germano soviétique furent exclus et parfois exécutés (cas de Marcel Gitton)

Le PCF poussa aux sabotages (usines d'armes de l'armée française) et à la désertion.

Du texte à l’acte, il n’y a qu’un pas : il est vite franchi. Répondant aux appels du Parti, des « militants », parfois très jeunes, commettent des sabotages dans l’aéronautique, les poudreries, les usines de char. En mai 1940, le 3e tribunal militaire de Paris juge 6 membres des Jeunesses communistes travaillant aux usines Farman, pour des sabotages véritables crimes commis sur des moteurs d’avion (ils auraient provoqué la mort en vol de 15 pilotes). 4 sont condamnés à mort ; 3 sont fusillés en juin 1940, au fort de Ha, près de Bordeaux (Maurice Lebeau et 2 frères, Roger et Marcel Rambaud) ; le plus jeune n’a que 17 ans ; comme Guy Môquet…

18 Juin 1940, c’est le fameux « Appel » de De Gaule depuis Londres, auquel les communistes, habituel falsificateurs de l’histoire ( aujourd’hui on dirait « révisionnistes » répondront à posteriori par leur “Appel du 10 juillet” (sorte de contre-appel du 18 juin) qui avait en fait été largement réécrit dans les années 50 , avec un faux numéro de l’Humanité à l’appui ( ces pourritures immondes ne reculant devant rien) et à partir d’un texte de juillet 40 qui sous le titre “Peuple de France” évoquait surtout une “France enchaînée au char de l’impérialisme britannique” pour accréditer l’idée d’une entrée précoce des communistes dans la Résistance alors qu’en réalité cette politique ne fut adoptée qu’au printemps 41, soit à peu près au même moment que la rupture du fameux Pacte germano-soviétique et que l’attaque allemande contre l’URSS de juin 1941.

Puis ce fut le tour des résistants, comme Adrien Langumier, René Nicod ou Fournier que le PCF clandestin tenta d'assassiner.

Les dirigeants du PCF clandestins appelaient à la collaboration avec les allemands et traitaient de traîtres les gaullistes. Cette guerre impérialiste ne les concernait pas.

En pleine chasse aux juifs, le Parti Communiste Français toujours antisémite dénonçait ses ennemis en soulignant leurs confessions israélites.

A l’époque les communistes étaient des antisémites notoires. La camarade

Marie Georges Buffet a reconnu que le PCF, en 1940, avait demandé aux Allemands l'autorisation de faire reparaître l'Humanité, et que Duclos avait invoqué des arguments antisémites. Un récent livre, « juin 1940 la négociation secrète », de Claude Pennetier et Jean-Pierre Besse (éditions de l'Atelier) révèle l'existence d'un carnet de notes saisi par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée le 20 juin 1940, et retrouvé sous scellés aux Archives de Paris. Y figure l'argumentaire pour la négociation entre Maurice Tréand, responsable PCF, et Otto Abetz, représentant de Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand, visant la reparution de l'Humanité et la légalisation du PCF.

Quelques citations : « Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d'autres pays: Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation... Sommes communistes, avons appliqué ligne PC. Sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonnés et [a] fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale... Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud... Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l'URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous. »

Ce texte antisémite avoue que le PCF sabota les usines d'armement, en 1939-1940. Cette démarche auprès des Allemands était souhaitée par le criminel Jacques Duclos, chef du parti en France, et le traître Maurice Thorez, réfugié à Moscou, qui envoya à Duclos ce télégramme, daté du 22 juin 1940, cosigné par Georgi Dimitrov, secrétaire général de l'ITC (Internationale des travailleurs communistes» : « Utilisez moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux locaux, éventuellement l'Humanité [...] ».

Dans les prisons de Vichy, les sinistres communistes exécutaient les trotskistes (cas de Gérard Bloch qui, lui en réchappa)

Dans les maquis, même chose, quelques victimes trotskistes: Tresso, Pierre Salini, Jean Reboul, Abraham Sadek, qui, accusés d'avoir empoisonné l'eau du camp (accusation à connotation historiquement très antisémite) furent photographiés et durent écrire leur biographie avant d'être massacrés par leurs frères d'armes staliniens.

Même dans les camps de concentration, l'épuration entre codétenus communistes français se poursuivait (ex: Marcel HIC, trotskiste ignominieusement assassiné par ces « camarades » à Dora)

Après la défaite française, ou l’immonde parti, rouge du sang de millions d’innocentes victimes, le parti des menteurs, des traîtres et des déserteurs, a sa part de responsabilité, de par ces sabotages et actes de terrorisme délibérés contre la France, l'occupant laisse en détention les communistes incarcérés par la troisième république, une république socialiste.

A l'automne 1940, l’ignoble PCF avait subit une juste répression menée par la police française et facilitée par la politique de légalisation qui a prévalu pendant l'été 1940. Jusqu'en mars avril 1941, la revendication nationale, anti-allemande, n'existe pas par rapport à la revendication sociale. C'est-à-dire que les immondes et félons communistes ne sont entrés en « résistance » réelle et effective qu’en 1941, à la rupture du pacte Germano-soviétique.

Il faut pour bien comprendre la situation faire un léger retour en arrière,

En décembre 1920, les délégués socialistes, réunis en congrès national à Tours, votent – par 3 252 mandats sur 4 763 - l’adhésion de la SFIO à la IIIe Internationale bolchevique (le Komintern), fondée à Moscou, en mars 1919. Ce faisant, ils acceptent les fameuses 21 conditions édictée par Lénine : adoption obligatoire de l’étiquette « communiste » pour se distinguer clairement des « vieux partis » socialistes qui ont « trahi la bannière de la classe ouvrière » ; organisation du Parti « de la manière la plus centraliste possible », avec « une discipline de fer », une autorité absolue sur ses élus et ses journalistes, l’épuration périodique des « éléments petit-bourgeois » et l’obéissance aveugle aux directives du Komintern ; rupture avec le « réformisme » et dénonciation du « social patriotisme », de « l’hypocrisie du social pacifisme » ; conduite de la lutte révolutionnaire du prolétariat contre la bourgeoisie ; soutien « non seulement par des paroles, mais par des faits » ( c'est-à-dire des actes terroristes et criminels) aux « mouvements libérateurs des colonies » ; mobilisation des travailleurs pour la défense de l’URSS ; recours à l’action légale et illégale se traduisant par « une activité communiste » dans les syndicats, coopératives et « autres organisations de masse d’ouvriers », « une agitation systématique et méthodique » dans les campagnes, « une propagande vigoureuse (…) dans l’armée ».

De ce fait en 1923, le PCF est entièrement inféodé à Moscou et adhérent de la IIIe Internationale. Pour adhérer à cette fameuse IIIe Internationale, les partis membres comme le PCF devaient accepter nous l’avons vu les "21 conditions", très draconiennes, qui alignaient leurs structures et leurs méthodes sur le modèle bolchevik, jusque là inconnu hors de Russie. Même en pays démocratique, les partis communistes devaient devenir semi clandestins, être strictement hiérarchisés et centralisés, adopter une discipline de fer, et recourir à l'illégalité. Ils doivent aussi obéir impérativement aux ordres du centre. Après 1921, ils devaient aussi interdire les tendances en leur sein (centralisme démocratique) et exclure, surtout après 1924, ceux qui ne suivent pas strictement la ligne imposée depuis Moscou.

Beaucoup de communistes, mais aussi des militants venus de l'anarcho-syndicalisme ou de la gauche républicaine radicale, ont adhéré en pensant qu'ils pourraient toujours garder une certaine autonomie.

Mais Moscou entend aligner fermement les partis sur le modèle bolchevique russe. Elle les encadre et les soumet de plus en plus étroitement par le biais d'agents délégués par le centre (Jules Humbert-Droz ou Eugen Fried en France). Dès 1921, ainsi, Trotski se plaint qu'il reste des Francs-Maçons au PCF, et exige leur exclusion, une première en France dans un parti de gauche.

En 1924, le président du Komintern, Zinoviev, réputé et critiqué pour son autoritarisme, lance le mot d'ordre de bolchevisation des PC au Ve Congrès du Komintern. C'est un durcissement autoritaire qui provoque une crise et des exclusions dans la plupart des partis membres. Au même moment, de surcroît, Staline, Zinoviev et Kamenev lancent une violente campagne pour mettre sur la touche les trotskistes en URSS comme à l'étranger.

À partir de 1926, la Troisième Internationale passe totalement sous la domination du Criminel Staline. Dans les années 1930, Joseph Staline élabore une nouvelle idéologie qu'il nomme le marxisme-léninisme et qui repose sur la théorie dite du socialisme dans un seul pays. C'est en réalité l'accompagnement de la dictature stalinienne.

Presque jamais sorti de Russie, ignorant les langues étrangères, souvent peu au fait des réalités de pays extérieurs qu'il ne connaît pas, le monstrueux criminel Staline se montre méprisant envers le Komintern ("la boutique"). Il ne croît pas à une révolution mondiale qui n'en finit pas de se faire attendre, redoute les phénomènes insurrectionnels qu'il ne maîtriserait pas lui-même et qui attirerait des complications diplomatiques à l'URSS. À ses yeux, l'extension de la révolution passera par les conquêtes de l'Armée rouge - ce qui se produit en 1939-1941 lors du Pacte germano-soviétique, puis en Europe de l'Est après la victoire de 1945. En attendant, l'Internationale doit surtout servir les intérêts nationaux de l'Union soviétique, assimilés très hâtivement à ceux du prolétariat mondial.

C’est ainsi qu’à partir de 1934-1935, cornaqué par le Komintern, le PC s’est « tricolorisé ». Moscou ayant donné comme nouvelle priorité la lutte contre le fascisme et le nazisme (« Le fascisme, c’est la guerre ! »), le Parti a abandonné la politique du seul contre tous, antifrançaise, antimilitariste, antisocialiste et, le petit doigt sur la couture du pantalon, il s’est engagé dans une voie nouvelle…
Désormais, il prône l’accord des puissances occidentales avec l’Union soviétique contre Hitler, et la constitution d’un « front républicain » français contre le fascisme. Il entreprend donc de « jouer de la mandoline sous les créneaux en carton-pâte de la citadelle socialiste ».


Pour finalement s’allier, au sein du Front populaire, à ses anciennes têtes de Turcs, les « sociaux traîtres » de la SFIO et du parti radical. Dans le même temps, à l’image de Paul Vaillant-Couturier (« La patrie ? Pourquoi pas ? Le mot ne nous fait pas peur. »), il se convertit à un « patriotisme » de circonstances : il adopte le drapeau tricolore et la Marseillaise ; il glorifie Valmy et Jeanne d’Arc ; il s’approprie le slogan « La France aux Français » ; et en février 1939, à Alger, son secrétaire général,le traître Maurice Thorez, va même jusqu’à tourner le dos au traditionnel anticolonialisme maison pour défendre l’idée d’une union « de la famille algérienne autour de la France républicaine »…

On mesure l’étendue d’une inféodation qui verra, 50 ans durant, le PCF jouer les meilleurs élèves de Moscou, poursuivant le défaitisme révolutionnaire (contre l’intervention ordonnée par l’ONU en Corée), participant à toutes les campagnes de désinformation (l’Affaire Rosenberg, les “Appels” et “Mouvements pour la Paix”et autres associations nidoreuses telles la LDH ou le Mrap) et de manifestations antiaméricaines (contre la venue en France du Général Ridgway, baptisé faussement “Ridgway la peste” pour une prétendue utilisation d’armes chimiques en Corée), sans parler des activités d’espionnage (jusqu’au ministre de la défense de Mitterrand Charles Hernu) et bien sûr “l’or de Moscou” à la veille de chaque élection et les bataillons fournis de compagnons de route et d’idiots utiles, les Sartre, Aragon, Picasso, etc…

Dès 1940 Staline songe à dissoudre le Komintern, mais diffère l'annonce pour ne pas sembler le sacrifier à l'entente avec Hitler. La IIIe Internationale est finalement dissoute au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 15 mars 1943, afin de détendre les relations avec les alliés. La création du Kominform par Staline en octobre 1947 s'inscrit dans la continuité de la Troisième Internationale, mais il ne s'agit plus, comme son nom l'indique, que d'un "bureau d'information". Cependant, dans les faits, les partis communistes occidentaux restèrent dominés comme avant par Moscou jusqu'à la déstalinisation de 1956, voire au-delà.

Pendant la Grande Terreur de 1937-1939 (Grandes Purges), l'Internationale est une cible de choix de l'épuration. C'est l'époque où les témoins entendent chaque nuit le NKVD entrer à l'Hôtel Lux, quartier général du Komintern à Moscou, et où le lendemain matin, de nouveaux scellés ont été apposés sur les portes des employés et des militants arrêtés dans la nuit.

Des vétérans du Komintern tels que le Hongrois Bela Kun ou le Russe Piatnitski disparaissent en prison, vraisemblablement exécutés. Réfugiés à Moscou, plus de dirigeants du KPD sont victimes de la sanglante et criminelle répression stalinienne que de la terreur hitlérienne, dont Hugo Eberlein ou Heinz Neumann. La femme de ce dernier, Margarete Buber-Neumann, déportée au Goulag à Karaganda, est livrée à la Gestapo en 1940 et envoyée à Ravensbrück. Tout l'état-major en exil du parti polonais est décimé, et la formation elle-même dissoute. Le parti palestinien et le parti yougoslave sont également dissous, mais l’immonde Staline épargne le futur maréchal Tito, non sans avoir fait gentiment fusiller sa femme. Staline, le 1er janvier 1940, n’a pas hésité à affirmer : « L’amitié entre les peuples (Tiens, ça ne vous rappelle pas un certain mouvement de « lutte » ?) d’Union Soviétique et d’Allemagne, cimentée par le sang, a toutes les raisons de demeurer solide et durable » (face aux Polonais, les Allemands ont eu 66 000 tués et les Russes près d’un millier)… »

La répression s'étend aux militants qui se sont battus dans la guerre d'Espagne, tels Antonov-Ovseenko, aux vétérans des Brigades Internationales ou aux républicains espagnols réfugiés après la victoire de Franco. Si l'on épargne le chef du Komintern, le Bulgare Dimitrov, héros du procès de Leipzig intenté par le NSDAP( parti socialiste national des travailleurs allemands) aux prétendus "incendiaires du Reichstag" (1933), ses deux coaccusés, Popov et Tanev, finissent dans les camps d’exterminations du Goulag.

Le chef du NKVD, Nikolaï Iejov, proposa même à Staline d'organiser un procès de Moscou spécifiquement consacré à l'Internationale: il aurait du voir entre autres sur le banc des accusés le Français Jacques Duclos, le Britannique Harry Politt et le Chinois Mao Zedong ! Sans doute parce que trop compliqué à exécuter, ce projet n'eut pas de suite…… dommage !!!!!!!!!!

Enfin, de nombreux agents moins illustres du Komintern furent rappelés à Moscou et arrêtés à leur arrivée, comme le Français Jacques Rossi. Ceux qui refusèrent de rentrer furent parfois retrouvés assassinés à l'étranger, comme le maître-d'œuvre de la propagande du Komintern, Willy Münzenberg.

Sortie exsangue des Grandes Purges, l'Internationale se vit ordonner, après l'entrevue Staline-Dimitrov du 7 septembre 1939, de faire l'apologie du Pacte germano-soviétique et de dénoncer la Seconde Guerre mondiale comme menaçante comme un conflit "inter-impérialiste".

Ces consignes eurent pour résultat une véritable "liquidation d'influence" : le PCF fut discrédité et interdit, le chef du PC britannique Harry Politt annonça sa rupture avec le Komintern, de nombreux militants quittèrent leurs Partis, ou se gardèrent de suivre réellement les consignes de Moscou (Charles Tillon, Georges Guingouin). En juillet 1940, dans le désarroi de l'invasion et en l'absence de liaisons régulières avec Moscou, une poignée de dirigeants clandestins du PCF avec Jacques Duclos et Maurice Tréand sondèrent même la Kommandantur de Paris pour obtenir la reparution légale de l'Humanité, et firent manifester inconsidérément les sympathisants communistes de région parisienne pour obtenir le retour des municipalités PCF déchues en 1939. Moscou, avertie, ordonna de mettre fin immédiatement aux démarches.

Ce n’est bien sur qu’au printemps 1941, que le Komintern infléchit sa ligne et ordonna aux partis communistes d'Europe occupée de conclure des ententes avec des forces non communistes pour lutter contre les Allemands. Le 15 mai 1941, le PCF fonda ainsi le Front National de Lutte pour l'Indépendance de la France. Le 22 juin 1941, avec l'agression de l'URSS par Hitler, le basculement dans la résistance à outrance fut totalement achevé.

Sur ordre de Moscou, qui espérait voir plus de troupes allemandes fixées dans les pays occupés, les PC durent pratiquer une stratégie d'action immédiate et d'attaques frontales de l'occupant allemand, exposant ainsi les militants, les otages et les populations civiles à de terrifiantes répressions très coûteuses en hommes. Cela tendit souvent les relations avec les autres formations de la Résistance en France, en Yougoslavie ou en Pologne, qui critiquaient l'inutilité et le danger des attentats individuels contre les soldats allemands ainsi que le lourd coût des sabotages spectaculaires et des combats de guérilla prématurés.

Mais revenons à notre sujet principal. En ce qui concerne le jeune militant communiste de 15 ans Môquet, l'arrestation de son père en octobre 1939 est un événement marquant qui renforce son « ardeur militante » c'est-à-dire qu’il distribue des tracts et colle des « papillons ». « Réfugié » avec sa mère et son frère dans la Manche, il revient alors seul à Paris, où il milite clandestinement au sein des Jeunesses communistes. Le jeune militant communiste Môquet n’a jamais « résisté » à l’occupant Allemand.

Les jeunesses communistes font parties du monde des organisations communistes, structuré en « couronnes » on dirait aujourd’hui « nébuleuse » entourant le parti, elles constituaient au moins jusqu’à la mort de Staline un « conglomérat » fortement structuré : au centre, le parti ; en périphérie plus ou moins proche, des organisations de masse chacune dotées d’une spécialisation fonctionnelle, et des comités ad hoc enfin, aujourd’hui on dit des « collectifs » ou des associations comme par exemple le MRAP, ou la LDH, créés et abandonnés au fil des campagnes ponctuelles. Les organisations de masse sont régulièrement conduites à coopérer entre elles et à participer conjointement aux comités ad hoc, sous les directives du parti.


Môquet écrit une lettre au président de l'assemblée Édouard Herriot pour demander la libération de son père il s’agissait en fait d’un long poème en alexandrins dont voici un extrait :

"Je suis jeune Français, et j'aime ma patrie
J'ai un coeur de Français, qui demande et supplie
Qu'on lui rende son père, lui qui a combattu
Pour notre belle France avec tant de vertu".

On voit bien là l’effet des mensonges et des effets néfastes de la propagande communiste, en effet le père du jeune Môquet est un traître à sa patrie qui a « combattu » pour l’Allemagne Hitlérienne en des opérations de sabotage pour lesquelles il a été condamné.


Avec l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande « ardeur militante » pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique du PCF en été 1940.

Dans ces tracts aux nauséabonds relents d’antisémitisme distribué par le jeune Môquet on peut lire: « Des magnats d'industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier [...]), tous, qu'ils soient Juifs, Catholiques, Protestants ou Francs-Maçons, (à cette époque les communistes, alliés objectifs de l’Allemagne Socialiste Nationale adhéraient totalement aux thèses nauséabondes de leur allié et à l’antienne du fameux « complot judéo maçonnique » et à la détestation de toutes les « religions ») par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, (Ah, cette fameuse haine ! Qui revient systématiquement dans la bouche de ces criminels contre l’humanité, responsables de plus de 100 millions de morts d’innocents sur cette planète) qui ont trahi notre pays ( qui n’était pas encore : spéhy des droits de l’ôm communiste) et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère [...] De l'ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l'employé du quartier de l'Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles [...] les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d'accord pour lutter contre la misère . La « lutte » ici était axée : contre la misère !

Chez ses gens là, monsieur, on « lutte » toujours, c'est-à-dire que l’on combat, en somme que l’on est toujours en guerre contre quelque chose ou quelqu’un et qu’ils leur faut toujours un bouc émissaire, des responsables ; à leurs yeux, des responsable à éliminer, rééduquer ou déporter. Ce qui marque mal pour un parti qui à toujours à la bouche le mot de « paix ». De nos jours comme la misère du « peuple » n’existe que marginalement dans notre pays, ces immondes crapules menteuses communistes ce sont recyclés dans la « lutte » contre le « racisme ». Ils réclament également la libération des agitateurs terroristes et saboteurs prisonniers communistes.

Le jeune militant bolcho Môquet est arrêté à 16 ans, le 13 octobre 1940, au métro Gare de l'Est par des policiers français du SPAC (service de police anticommuniste, créé sous Daladier et la Troisième République socialiste (un comble !)) chargés de lutter contre les communistes. Selon la « légende » marxiste les policiers l’auraient sois disant passé à tabac pour qu'il révèle les noms des « amis » de son père. Incarcéré à la prison de Fresnes, le jeune Môquet est inculpé, sous le même chef d'accusation que son père, "d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes". Le 23 janvier 1941, il est acquitté par la 15e chambre correctionnelle de Paris, et doit être mis en liberté surveillée.

Guy Môquet n'est pourtant pas relâché puisqu’il est incarcéré à Clairvaux et enfin transféré au camp de Châteaubriant, qui était un camp d'internement situé en France, dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique (à l'époque Loire Inférieure). Il fut ouvert en 1941. Ce camp, était aussi connu sous le nom de Centre de séjour surveillé de Choisel, dépendait du sous-préfet et mis sous la surveillance des gendarmes français. Il a abrité des détenus de droits communs et des détenus politiques dont la plupart étaient communistes généralement arrêtés entre septembre 1939 et octobre 1940.

En mars 1941 des nomades apatrides ( aujourd’hui on dit « gens du voyage » sont « installés » (aujourd’hui on dirait internés) par la troisième république socialiste au camp de Choisel. Aucun service sanitaire. Les enfants y meurent nombreux, puis des trafiquants du marché noir, des souteneurs, des prostituées.

En avril, les premiers prisonniers politique sont internés : ouvriers communistes saboteurs des arsenaux ou marins communistes bretons. On veut les obliger à vivre avec les trafiquants et autres droits communs. Ils refusent et obtiennent finalement deux baraques. Ce sera le camp P1 (politiques 1 ) .

En mai c’est l’arrivée de 54 activistes communistes de la région parisienne qui viennent de la Centrale de Poissy et une centaine venus de la Centrale de Clairvaux dont le jeune coco Môquet, plus tard, d'autres viendront de la Prison de la Santé.

Le 18-19 juin c’est l’évasion de quatre dirigeants, membres avant-guerre du comité central du parti : Fernand Grenier, Léon Mauvais, Eugène Hénaff et Henri Raynaud (5) L'évasion entraîne un durcissement des conditions de détention].

A partir du 19 juin 1941, les autorités d'occupation allemandes de Nantes garantissent la sécurité des troupes d'occupation en prélevant à tour de rôles des notables — élus, présidents d'association, etc. — consignés en un lieu physique pour quelques heures ou simplement d'astreinte à leur domicile. Après novembre 1941, cette pratique tombe en désuétude sans qu'aucun otage n'ait été passé par les armes.

La vague d'attentats initiée le 21 août 1941 par le communiste Fabien à la station de métro parisienne Barbès-Rochechouart, va amener les Allemands à modifier leur politique d'otages en privilégiant pour tout attentat la piste « judéo-bolchevique » , même en l'absence de toute revendication. Cette politique sera parfaitement formulée par l'ambassadeur allemand à Paris Otto Abetz en décembre 1941 :

« Même lorsqu'il est clairement prouvé que les auteurs d'attentats sont des Français, il est bon de ne pas mettre cette constatation en relief, mais de tenir compte de nos intérêts politiques et de prétendre qu'il s'agit exclusivement de juifs et des agents à la solde des services de renseignements anglo-saxons et russes. »

Le 21 août c’est aussi la loi sur les otages : tous les détenus du camp de Choisel sont devenus otages.

Du 22 juin au 22 octobre 1941, seulement quatre Allemands ont été tués par la « Résistance » mais d'autres attentats, matériels, même s'ils ont un faible impact, montrent qu'il ne s'agit pas d'actes isolés, mais bien d'une vague d'attentats. La première attitude du commandant militaire de la Wehrmacht en France (Militärbefelshaber in Frankreich, MBF), Otto von Stülpnagel consiste à demander au gouvernement de Vichy d'exercer lui-même la répression. C'est ainsi que le nouveau ministre de l'intérieur Pierre Pucheu va créer des tribunaux d'exception : les « Sections spéciales » qui envoient à la guillotine, après jugements, une poignée d'internés communistes.

Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel Karl Hotz, qui de 1929 à 1933 supervise les travaux de la rue du Roi-Albert à Nantes dans le cadre de la dette de guerre allemande,(1914 -1918) est abattu comme un chien à Nantes par trois prétendus « résistants » : Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias et un ancien officier des Brigades internationales d'origine italienne (naturalisé Français en 1932) Spartaco Guisco, tous trois venus de Paris, envoyés par Jules Dumont et Albert Ouzoulias responsables des Bataillons de la Jeunesse. Tandis que le pistolet de Guisco s'enraye, Brustlein courageusement tire deux balles dans le dos du vieil l'officier à proximité de la cathédrale. Les deux hommes qui ont cherché en vain une cible la veille, ignorent qui est leur victime ce matin là. Ils réussissent à prendre la fuite.

Les autorités Socialistes Nationales du Parti des Travailleurs Allemands (NSDAP), vulgairement appelés Nazis, décident une répression exemplaire de cet acte qu'elles qualifient avec raison de lâche attentat terroriste. Le lendemain, une proclamation indique qu’au moins 50 otages seront fusillés si les tireurs ne se livrent pas. Deux jours plus tard, le 22 octobre c’est l’exécution de 27 otages du camp dont Guy Môquet , 48 otages sont abattus en représailles, 17 sont de la région nantaise et sont exécutés à Nantes et 4 sont exécutés à Paris. Les plus connus des autres fusillés étaient Charles Michels, nidoreux député communiste du XVe arrondissement de Paris et le camarade Jean-Pierre Timbaud, secrétaire de la fédération des métaux CGT de la région parisienne (6). Il y avait également un trotskiste, Marc Bourhis, et un communiste qui avait rompu avec le PCF à la suite du pacte germano-soviétique, le maire de Concarneau, Pierre Guéguin.

Le ministre de l'intérieur de l’époque Pierre Pucheu (7) aurait tout fait selon les communistes pour que soient désignés des communistes plutôt que des « bons Français » ce qui n’est pas prouvé du tout.

Les véritables terroristes rouges responsables (mais pas coupables) de la mort de Guy, les sombres et lâches crapules criminelles communistes, Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias, Spartaco Guisco, envoyés par Jules Dumont et Albert Ouzoulias responsables des Bataillons de la Jeunesse communistes , seront arrêtés à Paris quelques jours plus tard.

Beaucoup plus tard, le 22 mars 1944, à l’aube, l’ex ministre de l’intérieur Pierre Pucheu sera fusillé. Révélés le 19 octobre 1944 par François de Menthon, le ministre de la Justice de l’époque, des documents, adressés par le sous-préfet de Châteaubriant, Le Cornu, à la Kommandantur, disent que le ministre de l’Intérieur, Pucheu, désigne à l’occupant allemand les internés communistes à fusiller comme otages. N’ayant pas été produits au cours du procès Pucheu, ils n’ont pu être discutés par l’accusé ; ils sont des charges mais non des preuves. Révélés dans une conférence de presse par François de Menthon, à qui le procès et l’exécution de Pucheu avaient été reprochés, ils lui servirent à un plaidoyer personnel plutôt déplaisant parce que fait sans risque de contradiction, Pucheu ayant été passé par les armes depuis sept mois.

Il se peut, comme le remarquera le bâtonnier Buttin, principal avocat de Pucheu, que ces documents ne soient pas authentiques ou que le sous-préfet Le Cornu [qui écrit ces lettres à la Kommandantur] ait été trompé sur le responsable de la désignation des otages. Ou que, écrivant à un modeste commandant local allemand, il ait volontairement simplifié l’origine de cette désignation, du côté français. Où enfin qu’il ait agi de sa propre autorité, en se couvrant fallacieusement d’une référence au ministre. Car Pucheu, tant au cours de son procès que dans son journal publié après sa mort (Ma Vie, 1948), s’est élevé avec la dernière vigueur contre l’accusation communiste, faite alors sans la moindre preuve, d’après laquelle il avait désigné les otages fusillés à Châteaubriant, à la suite de l’attentat communiste contre le feld-kommandant de Nantes. Il oppose à cette accusation le fait qu’il n’a cessé au contraire d’essayer d’arracher aux Allemands les internés pouvant être pris comme otages, en en faisant libérer plus de mille ; le fait aussi qu’il y avait parmi les otages fusillés à Châteaubriant deux militants syndicaux dont lui, Pucheu, avait, dans les semaines précédentes, demandé aux Allemands la libération ; le fait enfin qu’il avait enjoint aux préfets de refuser absolument toute participation, même indirecte, aux exécutions d’otages.

Plus encore, au cours de l’instruction de son procès, Pucheu réclame — cela lui sera refusé — que puissent être recueillies sur cette affaire les dépositions des préfets et du sous-préfet concerné, celui de Châteaubriant ; il n’imagine donc pas que ce dernier ait pu participer à la désignation des otages ou la lui imputer.

Un document, retrouvé également depuis la guerre, semble confirmer la véracité des protestations de Pucheu. Il s’agit d’une note de M. de Bourbon Busset, par la suite président du Secours Catholique, qui dresse le compte-rendu d’une réunion tenue le 28 octobre 1941 à la délégation générale du gouvernement dans les territoires occupés. On y lit : « En ce qui concerne les représailles, les autorités allemandes ont donné l’assurance que les otages exécutés étaient choisis soit parmi les communistes, soit parmi les personnes prévenues d’aide à l’ennemi… En ce qui concerne les otages communistes fusillés, il semble que, dans deux cas au moins, les autorités d’occupation aient choisi deux personnes qui étaient sur le point d’être libérées, car la police française avait reconnu l’inanité des accusations portées contre elles. Les otages communistes exécutés à Nantes sont morts courageusement, en chantant La Marseillaise… M. Benoist-Méchin a représenté au général von Stulpnagel que le gouvernement français ne pouvait en aucune façon participer aux mesures de représailles exercées par les autorités d’occupation. À la suite des interventions de MM. Pucheu et Benoist-Méchin, il y a bon espoir que les groupes complémentaires d’otages bénéficient d’une remise définitive. »

Ce 28 octobre [1941], il y a déjà cinq jours que le général de Gaulle lui-même, dans un appel diffusé par la radio de Londres le 23 octobre, a pris position contre les attentats communistes dans les villes, dont les populations, celle de Nantes en particulier, s’émeuvent : « Actuellement la consigne que je donne pour le territoire occupé, c’est de n’y pas tuer ouvertement d’Allemands. Cela pour une seule raison : c’est qu’il est, en ce moment, trop facile à l’ennemi de riposter par le massacre… »

Cette consigne demeurera d’ailleurs ignorée des responsables de l’immonde appareil communiste, et les attentats dans les villes continueront, bien qu’un dirigeant communiste de la région de Nantes ait écrit au comité central du parti : « Celui qui a tiré ( Gilbert Brustlein) devrait se dénoncer pour empêcher la répression de frapper les otages » ; et bien qu’un peu plus tard le patriarche communiste Marcel Cachin ait lui aussi pris position contre les attentats dans les villes, comme les Allemands le feront savoir par une affiche fameuse.

Pucheu, pendant ce temps, poursuit ses interventions, vigoureusement, auprès des militaires allemands, dont certains n’obéissent qu’avec répugnance aux ordres de représailles lancés par Hitler. Et il obtient bientôt que cent otages supplémentaires, dont l’exécution est prévue à la suite de l’attentat communiste de Nantes et d’un attentat semblable à Bordeaux, soient épargnés.

Dans ces circonstances affreuses, le ministre de l’Intérieur [Pucheu] incarnait ainsi tout le drame de Vichy : avec la meilleure intention, pour limiter les dégâts comme il y réussit effectivement, l’anticommuniste Pucheu risquait de donner l’apparence d’avoir participé aux décisions de la répression allemande. Ses ennemis, les ignobles traîtres communistes, qui avaient monté également contre lui l’accusation d’avoir participé aux tortures infligées à Georges Politzer, accusation bientôt reconnue entièrement fausse, sauront se servir de cette apparence pour l’abattre physiquement et moralement. Le cycle provocation ― répression ― dénonciation sera bouclé en ce qui le concerne. La nébuleuse communiste continue dans encore nombre de cas de nos jours, à appliquer ces lâches méthodes

Le lâche assassin communiste Gilbert Brustlein, compagnon du terroriste Fabien lors de l'attentat du 21 Août 1941 au métro Barbès et membre du commando de Nantes, l’ assassin et terroriste rouge qui avait courageusement abattu le Feldkommandant Karl Hotz (quasiment Nantais depuis 1929) de deux balles dans le dos et provoqua le massacre de 50 otages dont Guy Moquet un gamin de 17 ans et qui avait réussi à échapper à un juste châtiment, fait « scandale » devant 15 000 personnes lors de la commémoration de 1991 inaugurée en grandes pompes par le travailleur volontaire chez les nazis et chez Messerschmitt Georges Marchais ( encore un ignoble traître rouge). Il brandit un panonceau sur lequel il a écrit : « Je suis le seul survivant du commando de Nantes, j'exige ma place à la tribune ». Et il invective : « Marchais, tu n'as pas ta place ici ».







Le 22 octobre 1941 c’était donc l’exécution des 27 otages, neuf poteaux sont dressés à la sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les vingt-sept otages s'y appuient, la légende dit qu’ils refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant « vive la France ! ». Guy Môquet est le plus jeune. Il a un évanouissement, mais il est fusillé dans cet état. Il est abattu à 16 heures. Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents :

« Ma petite maman chérie,

Mon tout petit frère adoré,

Mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime

Guy »


On sait que pour l’armée des Socialistes Nationaux du Parti des Travailleurs Allemands, (nazis), en occupation, l'exécution d'otages communistes est préférable pour convaincre les Français que seuls les juifs et les communistes sont leurs ennemis. La sélection d'un otage si jeune est également délibérée, pour montrer qu'ils seront impitoyables avec tous les otages, quel que soit leur âge.

Le jeune militant communiste distributeur de tracts antisémites Môquet n’a donc jamais été un « résistant » !

Mais les immondes communistes ne sont pas à un mensonge prêt, car Serge, le jeune frère de Guy, meurt quelques jours plus tard, de chagrin et de peur, déguisé en fille par sa mère qui tente d'échapper à la Gestapo. Mais selon la pierre tombale du caveau où il repose au cimetière parisien du Père-Lachaise, aux côtés de son frère et d'autres « héros et martyrs de la Résistance fusillés par les nazis », Serge Môquet est décédé le 19 avril 1944 à l'âge de 12 ans et demi, « victime de la Gestapo ». Selon la belle-fille de Prosper Môquet, Anne-Marie Saffray, Serge, traumatisé par l’emprisonnement de son père et par l’exécution de son frère, fragilisé par la disette et les rigueurs de la vie clandestine,il mourut en fait d’une méningite.

L’affaire Guy Môquet illustre parfaitement bien les mensonges permanents de ce parti de criminels contre l’humanité. . « Je laisserai mon souvenir dans l'histoire, car je suis le plus jeune des condamnés » aurait confié Guy Môquet à l'abbé Moyon (Ce « témoignage » est très sujet à caution, car on voit mal un coco élevé dans la haine de la « calotte » se confier à un curé) qui avait accepté d'assister les otages avant leur exécution. Ainsi, Guy Môquet et ses camarades auraient, ainsi de leur vivant, eu conscience de fabriquer une légende, ce qui pour le parti qui s’autoproclame parti « des fusillés » était très important de faire accroire.

Voilà tout est dit : Une légende !

Le 25 octobre, de Gaulle déclarait à la radio (que personne n’écoutait) : « En fusillant nos martyrs, l'ennemi a cru qu'il allait faire peur à la France. La France va lui montrer qu'elle n'a pas peur de lui [...] J'invite tous les Français et toutes les Françaises à cesser toute activité et à demeurer immobiles, chacun où il se trouvera, le vendredi 31 octobre, de 4 heures à 4 heures 5 [...]».

Les Français ont été tenus informés de l'événement et, le 29 octobre, les journaux annoncent que le Führer qui n’étais pas au courant de l’âge de Môquet, a donné l’ordre de renoncer à la deuxième vague de cinquante nouvelles exécutions.

Maintenant il reste à forger la fameuse légende. Quelque temps après le 22 octobre, Esther Gaudin, une jeune militante communiste de quinze ans ( à cette époque les communistes ne reculant devant rien, allaient jusqu’à employer et endoctriner des enfants), se voit confier la mission d'aller chercher le paquet de planches sur lesquelles les fusillés auraient écrit, en plus de leurs lettres, leurs dernières volontés.( Planches qui comme les fameuses tablettes d’or des mormons ont mystérieusement disparues, ce doit être par la grâce de Saint Joseph Staline) Les messages soit disant recopiés sont transmis au camarade commissaire politique Jacques Duclos,(8) responsable du parti clandestin et formateur du criminel de guerre Pol Pot (Jacques Duclos est à l’origine du slogan politique : « Mettons les villes à la campagne » charmante idée qui fera 3 millions de morts au Cambodge) qui expédie un paquet de documents à l'avocat communiste Joe Nordmann avec cette mention « Fais de cela un monument »

Muni de tous ces « témoignages », Nordmann traverse la France pour aller rejoindre la rouge crapule Louis Aragon qui avait perdu le contact avec le parti. Le camarade Aragon rédige, Les Martyrs, un opuscule de quelques pages publié clandestinement aux Éditions de Minuit en février 1942 et qui fait rapidement le tour du monde. Il est lu à la radio de Londres par Maurice Schumann. Il y met en exergue le député Charles Michels, les dirigeants de la communiste CGT Jean-Pierre Timbaud et Jean Poulmarc'h mais plus encore que les autres, le lycéen Guy Môquet. Lorsque la presse clandestine du parti évoque les fusillés, les mêmes noms reviennent en exemple, et le benjamin est toujours mentionné.

« [...] Quand s’ouvre la baraque 10, le sous-lieutenant Touya lance sans hésitation, avec un sourire pincé, un seul nom : Guy Môquet. Le nom est un couperet qui tombe sur chacun de nous, une balle qui perce chacune de nos poitrines. Il répond d’un seul : présent ! Et comme sans réfléchir, droit, plus grand que jamais, notre Guy s’avance d’un pas rapide et assuré, dix-sept ans, plein d’inconscience et de vie ! À peine éveillé aux premiers rêves de l’amour, il est parti, notre Guy, comme serait parti un peu de nous [...]
Guy Môquet, qui avait eu une faiblesse au départ, mais dont le courage avait été égal à celui des autres en chemin, s’est évanoui dans la carrière. Il a été fusillé évanoui. [...] »

Et puis surtout dès les premiers mois de la Libération, les fusillés de Châteaubriant deviennent un enjeu de mémoire (cette fameuse mémoire qui deviendra un devoir fondé sur des mensonges) dans la lutte qui oppose de façon latente communistes et gaullistes. Le traître et déserteur Maurice Thorez, avant qu'il ne soit autorisé par le Général auto proclamé de Gaulle à rentrer en France, s'insurge depuis Moscou contre l'interdiction faite aux communistes de célébrer, le 21 octobre, jour d'élections, leurs élus parisiens « tombés » sous l'Occupation, et il avance une explication à l'interdiction : « Peut-être parce que les « martyrs » de Châteaubriant n'avaient pas attendu la défaite et l'invasion pour dénoncer et combattre le complot hitlérien contre la France ( Quelle honte que ces mensonges notoires, mais bien dignes de la bouche d’un déserteur et d’un traître à la patrie) … n'avaient-ils pas été parmi les pionniers de la Résistance nationale contre les occupants et les traîtres ? ( Les fusillés de Chateaubriand n’ont jamais, au grand jamais, été des « résistants » ils ont été ignominieusement employés par les communistes pour faire oublier que jusqu'à l'invasion de l'Union soviétique en juin 1941, ils ne s'opposaient pas aux Allemands Socialistes nationaux et même pour la plupart collaborait et sabotait le matériel militaire Français, le traître Thorez et de plus très malvenu de parler de traîtrise alors qu’en 1939 il désertait l’armée Française en refusant de faire son devoir de citoyen face à l’invasion Allemande et rejoignait Moscou. Le mythe des prétendus actes de « résistance » de Môquet et de ces malheureux compagnons relèvent depuis soixante ans des domaines de la foi (communiste) et du sacré.

C’est à De gaulle que l’on doit dès 1944 de signer le décret qui fera de Guy Môquet un résistant à part entière ! Résistant ? Guy Môquet ? Les archives démontrent le contraire : les tracts qu'il distribuait lors de son arrestation n'appelaient nullement à résister. Ils continuaient à dénoncer le caractère dit « impérialiste » de la guerre. Pour tout communiste révisionniste, menteur et falsificateur d’aujourd’hui, d'hier ou de demain, rien ne séparerait, sinon le hasard des circonstances, le « résistant » Pierre Georges de l'otage Guy Môquet.

Il semble que de Gaulle et Prosper Môquet entretenait des relations privilégiées, depuis certaines « affaires » assez louches de ralliement et d’alliances conclues à Alger en 1944. Pierre-Louis Basse rapporte que Prosper se souvenait qu'à la Libération, de Gaulle, chef du gouvernement provisoire aimait à fendre la foule de l'hémicycle, afin de venir saluer en trombe « Môquet». Deux jours après la mort de Juliette, de Gaulle envoie une lettre manuscrite à Prosper : « Mon cher Môquet [...] de tout cœur, je m'associe à votre chagrin [...] je ne vous ai pas oublié depuis Alger, et je n'ai certes pas perdu le souvenir de votre fils Guy, mort si bravement et cruellement pour la France. Madame Môquet, elle aussi, prit part à notre combat [...] Veuillez croire, mon cher Môquet, à mes sentiments bien cordiaux et très attristés [...]».

En 2002, deux historiens, Jean-Marc Berlière, spécialiste de l'histoire de la police, et Franck Liaigre, spécialiste de la lutte armée communiste, établissent un parallèle entre le culte dont bénéficient les fusillés de Châteaubriant en général et Guy Môquet en particulier, et l'ombre dans laquelle sont laissés les auteurs de l'attentat de Nantes et tous les autres jeunes communistes des Bataillons de la Jeunesse qui ont été recrutés lorsque le parti se lance enfin dans les actions terroristes qu’il nommerons résistance armée après le déclenchement des hostilités entre l'Allemagne Socialiste Nationale et l'URSS Socialiste Internationale, en juin 1941.

« Si les otages de Châteaubriant monopolisent la lumière mémorielle, les auteurs de l'attentat de Nantes sont laissés dans un brouillard épais » écrivent les auteurs du livre Le sang des communistes, les bataillons de la jeunesse dans la lutte armée qui soulignent que le parti n'a laissé filtrer la vérité sur l'attentat de Nantes qu'en 1950.

Il est un fait qu'à l'origine, le culte rendu aux fusillés de Châteaubriant a eu pour but d'occulter le fait que lorsqu'ils ont été internés, le parti communiste des futurs « fusillés » n'était nullement sur une ligne de résistance à l'occupant :

« Ces martyrs propitiatoires proches de la direction nationale sont très tôt érigés en figures éponymes de la Résistance. Or, ce choix, à la lumière de l'Histoire est pour le moins étonnant. Que magnifie-t-on en effet ? Essentiellement leur précocité résistante, quand bien même la plupart des fusillés n'avaient pas « résisté » avant d'être arrêtés, n'avaient pas eu la possibilité de le faire du fait de la ligne alors suivie par le parti. Il n'est pas étonnant dés lors que les otages les plus révérés soient ceux qui ont été appréhendés en 1940 [...] Qu'espère-t-on de retour ? Gommer les traîtrises, les crimes et délit de droit commun, la collaboration avec les nazis en 1940, faire croire par le biais de la mort de ces martyrs, que le parti a résisté bien avant le 22 juin 1941».

C’est l’ignoble Parti Communiste Français, au lendemain de la libération, qui érigea Guy Môquet, comme Gabriel Péri et le colonel Fabien, au rang de héros national. Le Parti des « 75 000 fusillés » (moins de 4500 en réalité et sans doute encore moins) l’utilisera dans sa propagande mensongère, afin de gommer son attitude plus que complaisante avec l’Occupant, de mai 1940 à mai 1941 puisqu’il tenta de faire reparaître L’Humanité, son organe de propagande, auprès des autorités allemandes à Paris.

Prendre un militant communiste internationaliste aux ordres du komintern et de Staline comme symbole de la résistance patriotique française est donc fallacieux et mensonger. Cela s’inscrit dans la droite ligne de la propagande crypto stalinienne abrutissante imposée depuis 1945 par l’immonde PCF avec la complicité des gaullistes et de l’ensemble des partis et syndicats du système. C’est aussi une insulte aux milliers de vrais patriotes nationalistes qui, dès la déclaration de guerre du 3 septembre 1939, se sont énergiquement mobilisés contre les forces allemandes : réseaux d’Action française, réseaux Croix de Feu/PSF du colonel de La Rocque , d’ex-Cagoulards comme le célèbre commandant Saint-Jacques (Maurice Duclos), Georges Groussard ou encore Jacques Lemaigre-Dubreuil, le commandant Honoré d’Estienne d’Orves (fusillé le 29 août 1941), et bien sûr le colonel Rémy, pour ne citer qu’eux.

Rappeler chaque jour les crimes du socialisme national est exercice devenu sacré, désormais, sous le nom de " devoir de mémoire " fameux « devoir » qui entretient un bruit de fond permanent qui ne laisse plus de vigilance disponible pour le rappel des immondes atrocités communistes. Selon la formule d'Alain Besançon, l' " hypermnésie du nazisme ", détourne l'attention de 1'" amnésie du communisme". Chacun comprend donc que toute analyse, tout travail des historiens minoritaires ramenant l'accent sur leur essentielle similarité soulèvent des ouragans annonciateurs de rages vengeresses. On objectera, certes, avec raison, qu'aucun rappel de la criminalité socialiste nationale ne saurait être excessif. Mais l'insistance de ce rappel devient suspecte dès lors qu'elle sert à en ajourner indéfiniment un autre : celui des monstrueux crimes communistes.

Révélateur du succès obtenu par ce leurre est le sens qu'a pris l'expression "devoir de mémoire " désignant de façon exclusive le devoir de rappeler sans cesse les crimes de l’Allemagne Socialiste nationale et eux seuls. On ajoute éventuellement à la liste quelques autres forfaits qui peuvent leur être comparés, à condition qu'ils n'appartiennent pas au champ d'action des grandes maisons mères communistes et ne relèvent pas non plus de la conception socialiste du monde.

Ainsi, le 16juillet 1999, le président de la République française, Jacques Chirac, se rend à Oradour-sur-Glane pour inaugurer un Centre de la mémoire, dans ce village où, le 10 juin 1944, les SS de la division Das Reich ayant enfermé 642 otages, dont 246 femmes et 207 enfants, dans l'église qui furent brulés vifs à cause de l’explosion accidentelle d’un stock de munition entreposé dans les combles par la « résistance » communiste du sinistre Guigouin . Noble et pieuse évocation du chef de l'Etat. Dans le discours qu'il prononce sur place, le Président flétrit, par-delà l'holocauste (au sens littéral) d'Oradour, " tous " les massacres et génocides de l'histoire, " et d'abord bien sûr, dit-il, celui de la Shoah ". Puis il évoque également la Saint-Barthélemy, " les villages de Vendée sous la Terreur " (ce qui est courageux, vu le tabou d'origine jacobine qui a longtemps refusé la "mémoire" à ce génocide cependant fort mémorable). Puis furent énumérés Guernica, Sabra et Chatila (une pierre dans le jardin d'Israël), les meurtres de masse intertribaux du Rwanda en 1994 ; les Bosniaques assassinés dans et par tous les camps au nom de la "purification ethnique " entre 1992 et 1995, enfin les carnages plus récents du Kosovo. Dans toutes ces exterminations, comme à Oradour, " les bourreaux n'ont pas fait de distinction entre les hommes, les femmes et les enfants ", a souligné Jacques Chirac avec force et indignation.

On le remarquera ou, plus exactement, personne ne l'a remarqué, dans cette fresque de " tous " les crimes, de " tous " les temps et de " tous " les lieux ne figure aucun massacre communiste. Katyn n'a jamais eu lieu. Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, Mengistu, Kim Il-sung ont quitté sur la pointe des pieds, sous la houlette d'un chef d'Etat gaulliste, le théâtre de la mémoire des génocides et l'histoire des répressions exterminatrices au XX ème siècle.

Du passé de gauche, faisons table rase ! Bien plus: les criminels despotismes communistes toujours actifs et inventifs, aujourd'hui même, dans l'art de peupler les cimetières progressistes et les camps de rééducation par le travail sont passés sous silence. La Chine, où se pratiquent par milliers chaque jour impunément des tortures qui ne sont pas au passé, de ces tortures qui valent par ailleurs une inculpation au général Auguste Pinochet, lequel n'est plus au pouvoir ; le Vietnam, la Corée du Nord et, cela va de soi, Fidel Castro, dont on connaît l'angélique douceur, si grande qu'il est devenu le Notre-Dame de Lourdes de tous les pèlerins démocratiques ou ecclésiastiques.

" Mémoire ", qui veut dire en français " faculté de se souvenir ", est employé, depuis quelques années, comme un synonyme du mot " souvenir ". Quant au " souvenir de " quelque chose, depuis qu'il s'est glissé dans les habits de la " mémoire de ", on n'a plus le droit de l'employer qu'au sens de souvenir, pardon ! " mémoire " des crimes Socialistes Nationaux et, en particulier, de l'holocauste des Juifs. " Mémoire " et " crimes nazis " sont donc désormais deux termes interchangeables. Il en ressort que le " devoir de mémoire ", lié au nazisme par une relation exclusive, est un devoir d'oubli pour tout le reste.

Au lendemain des propos présidentiels à Oradour, le quotidien régional Ouest France titre : " Une mémoire contre la barbarie. " Est-ce à dire qu'une seule mémoire, la mémoire d'un seul individu, se souvient encore de cette barbarie ? Ce serait fort triste.

N'hésitons pas à traduire: le souvenir sans cesse ravivé de la « barbarie » Du Parti Socialiste National des Travailleurs Allemands doit enseigner aux jeunes générations le devoir d'éliminer toute « barbarie »e dans l'avenir.

En revanche, les régimes communistes, n'ayant bien sur jamais manifesté la moindre barbarie, ce qui est notoire, ne relèvent point du " devoir de mémoire ". Ceux qui actuellement subsistent, torturent et persécutent ne sont l'objet d'aucun " devoir de vigilance". Notre résistance au Socialisme National se fait d'autant plus farouche que celui-ci s'éloigne dans le passé. C'est ainsi que le ministère des Anciens Combattants, de moins en moins surmené au fur et à mesure qu'il y a de moins en moins d'anciens combattants, songe à se reconvertir en un ministère de la Mémoire, et même à mettre sur pied un " tourisme de la mémoire ". Gageons que ces organisateurs de voyages éthiques ne délivreront guère de billets à destination des lieux de mémoire de la Loubianka soviétique, des camps du goulag aujourd'hui désaffectés, ou des laboratoires de travaux pratiques toujours en pleine activité du laogaï chinois. Que notre vigilance à l'égard des crimes du IIIéme Reich ne cesse de croire, c'est en soi un fruit salutaire conscience historique. Mais qu'elle ait décuplé depuis que la vérité sur la criminalité du communisme, après sa chute, a été mieux connue ou du moins, plus difficile à escamoter, voilà une concomitance qui laisse perplexe.

Le jour même où le président Chirac s'exprime à Oradour, notre Premier ministre, Lionel Jospin ne voulant pas être en reste dans la course à l'éthique hémiplégique, faisait, accompagné de son épouse, elle-même d'origine polonaise, du tourisme de mémoire à Auschwitz. Qui ne lui en reconnaissant? On ne rappellera jamais assez l'unicité de la Shoah ", pour reprendre les termes d'Alain Besançon.

On regrettera toutefois que nos deux " touristes de mémoire" ne se soient pas mis en "devoir", puisqu'ils étaient en Pologne, d'en profiter pour pousser jusqu'à Katyn. Le devoir de mémoire est universel ou il n'est que pharisianisme partisan caractéristique notoire de ces « républiques sociales démocrate d’Europe. C'est insulter la mémoire des victimes du Socialisme National que de se servir d'elles pour enterrer le souvenir de celles du socialisme internationaliste dit communisme.

Qu'on veuille bien m'excuser de résumé des faits, à l'usage des jeunes générations auxquelles l'appellation géographique Katyn ne dit rien - je l'ai souvent constaté - pour la raison que leur professeurs, leurs journaux et leurs médias ont pris toutes les précautions nécessaires pour éviter qu'elle ne leur dise quoi que ce fût. En septembre 1939, après la défaite de la Pologne, envahie simultanément par les Allemands à l'Ouest et par leurs communistes à l'Est, une zone d'occupation de 200 000 kilomètres carrés est (entre autres territoires) octroyée par le Socialiste Nationaliste Hitler à ses amis Socialistes internationalistes soviétiques pour les récompenser de leur aide précieuse.

Dès la défaite polonaise, dans cette zone, les Soviétiques sur ordre écrit de Staline, massacrent plusieurs milliers d'officiers polonais prisonniers de guerre : plus de 4 000 à Katyn (près de Smolensk), 1ieu où fut découvert ultérieurement le charnier le plus connu, mais aussi environ 21000 en divers lieux. A ces victimes, il faut ajouter qu 15000 prisonniers simples soldats, probablement noyés dans la mer Blanche. Perpétrées en quelques jours selon un plan préétabli, ces tueries en masse de Polonais vaincus, exterminés pour la seule raison qu'ils étaient polonais, constituent d'indiscutables crimes contre l'humanité, et non pas seulement des crimes de guerre, puisque la guerre était terminée en ce qui concerne la Pologne de crimes contre l'humanité, surtout une fois le conflit terminé. L'ordre de Moscou était de supprimer toutes les élites polonaises : étudiants, juges, propriétaires terriens, fonctionnaires, ingénieurs, professeurs, avocats et, bien sûr, officiers.

Lorsque ces charniers polonais furent découverts, le Kremlin imputa ces crimes aux nazis. La gauche occidentale s'empressa naturellement d'obéir à la voix de son maître. Je ne dis pas que toute la gauche non communiste fut servile. La partie d'entre elle qui avait des doutes resta en tout cas fort discrète et plus plaintivement perplexe que catégoriquement accusatrice.

Pendant quarante-cinq ans, affirmer hautement que l'on croyait vraisemblable la culpabilité soviétique- pour la bonne raison que les crimes avaient été commis dans la zone d'occupation soviétique et non allemande - vous classait sur l'heure parmi les obsessionnels " viscéraux " de l'anticommunisme "primaire".

Et puis voilà qu'en 1990, grâce à Gorbatchev et à sa glasnost, le Kremlin, dans un communiqué de l'agence Tass, reconnaît sans détours atténuants que "Katyn a été un grave crime de l'époque stalinienne". En 1992, à la suite d'un début d'inventaire des archives de Moscou, est divulgué un rapport secret de 1959 dû à Chélépine, alors chef du KGB. Il fait état de " 21 857 Polonais de l'élite, fusillés en 1939 sur ordre du monstrueux criminel contre l’humanité Staline".

La question étant donc tranchée du fait des aveux soviétiques mêmes, on aurait pu espérer que les négationnistes occidentaux de gauche qui, pendant quatre décennies, avaient traité de fascistes, ou peu s'en faut, les partisans de la culpabilité soviétique, fissent alors amende honorable. C'était mal les connaître.

Aussi peut-on regretter qu'en 1999 le premier ministre socialiste de la France n'ait pas eu, en Pologne, un petit geste " touristique " pour montrer qu'enfin la gauche avait cessé d'être une unijambiste de la "mémoire", de la morale et de l'histoire.

Cette discrimination persistante provient de la non moins tenace aberration selon laquelle le fascisme serait l'antithèse du communisme et donc que les victimes du second, quoique se chiffrant par dizaines de millions, seraient qualitativement moins "victimes " que celles du premier. On a envie d'interpeller les négateurs de ces victimes en leur criant : "De quel lieu vous taisez-vous ? " Ce n'est pas le fascisme qui est l'ennemi du communisme. C'est la démocratie. Il n'y aura pas de " mémoire" équitable, donc pas de mémoire du tout, car la mémoire volontairement tronquée est par là même inexistante, aussi longtemps que gauche et droite réunies traiteront différemment les criminels vainqueurs et les criminels vaincus.

L'une des causes, en effet, du voile jeté sur les crimes communistes est une lâcheté certaine, puisqu'il est plus facile de s'en prendre à des totalitaires morts qu'à des totalitaires vivants. Il suffit de voir avec quels égards sont traités les régimes communistes subsistants, même faibles, pour mieux comprendre la colossale servilité qui se manifesta envers la puissante Union soviétique, entre sa victoire militaire de 1945 et sa disparition en 1991.

Obligatoire en Occident chez ses parti- sans ou sympathisants, cette servilité surprend par son ampleur inattendue chez les adversaires mêmes de son idéologie. On a pu l'excuser jadis en alléguant des motifs de realpolitik. Mais elle survit chez eux à la fin du communisme soviétique et européen, parce qu'ils n'ont toujours pas le courage de déplaire à leur propre gauche, laquelle renâcle encore à reconnaître l'échec universel et les monstrueux crimes avérés du socialisme réel. D'une part le III Reich a été anéanti politiquement voilà plus d'un demi-siècle, tandis que le communisme existe encore, quoique sur une étendue plus restreinte; d'autre part, l'idéologie Socialiste Nationale a cessé depuis cinquante ans de représenter une force culturelle, sauf chez quelques marginaux sans influence, dont l'importance est d'ailleurs soigneusement grossie par les officines de la haine marxiste tel la LDH ou le MRAP, dans le dessein d'entretenir le mythe d'un danger fasciste éternellement renaissant.

Au contraire, l'idéologie marxiste léniniste, tout autant discréditée par la praxis ou qui devrait l'être, continue d'imprégner nos schémas interprétatifs et nos comportements culturels.

Les procédés stalino-léninistes des officines de la nébuleuse de la haine marxiste restent d'usage courant. La calomnie, le mensonge, la désinformation, la déformation, l'amalgame, l'injure excommunicatrice, le rejet dans le camp fasciste, vichyste, voire antisémite de tout contradicteur, l'affront immérité autant qu'insidieux restent admis dans nos mœurs politiques, et même artistiques, littéraires, ou humoristique. Le plus véniel anathème consiste à traiter de nazi ou de facho quiconque désapprouve votre secte, sur quelque terrain que se situe, le débat fût-il même étranger à la politique. Il est au demeurant révélateur que la loi française punissant depuis 1990 la contestation des seuls crimes nazis, et donc autorisant, par son silence même à leur sujet, la contestation des crimes communistes. Je veux bien qu'on m'exhorte à exécrer chaque jour davantage les anciens admirateurs d'Himmler, à condition que cette homélie comminatoire ne me soit point administrés par d'anciens admirateurs de Beria."

(1) Du 19 mars 1940 au 9 Avril

Le ministre de l'intérieur Monsieur Sarraut fait un état des lieux :
- 300 conseils municipaux communistes ont été suspendus
- 2778 élus communistes déchus de leur mandat
- les quotidiens "l'Humanité" 500 000 exemplaires et "Ce Soir" 250 000 exemplaires sont supprimés ainsi que 159 autres "feuilles".
- 620 syndicats ont été dissous
- 11 000 perquisitions ont eu lieu
- 675 dissolutions de groupements politiques
- au 7 mars 3 400 militants ont été arrêtés. Il y a de nombreux internements dans les camps de concentration.
- 10 000 sanctions ont été prises contre les fonctionnaires communistes.

Le 20 mars 1940
Débute le procès des 44 députés communistes. Il se déroulera à huis clos et durera jusqu'au 30 avril. Ils seront condamnés à cinq ans de prison, à cinq mille francs d'amendes, à la perte des droits civiques et politiques.

Le 9 avril 1940
Le ministre de la Justice Monsieur Sérol signe un décret-loi prévoyant la peine de mort contre les communistes.

(2) Le 20 janvier 1940 : Adoption, par le Sénat et la chambre des députés, de la loi de déchéance des députés communistes.

"Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté,
"Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

"Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé.

"Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés.
"Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture.

"Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive.
"La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par
la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat.
"Fait à Paris, le 20 janvier 1940.

Par le Président de la République,
Albert LEBRUN.( un républicain de gauche !)


Le 5 février 1940 : Le procès des élus communistes - Renvoi au Tribunal militaire

"République française,
"3è tribunal militaire permanent de Paris.
"Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris.
"Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.
"Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre :
1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT ( au dico)15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.
MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE,
"d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de
la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale.
"Attendu que les faits sus énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939.
Renvoyons les quarante-quatre inculpés susnommés devant le 3è Tribunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi.

"Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris.
"Le 5 février 1940."

Le Juge d'instruction militaire :
DE MOISSAC

Le Président du Conseil,
ministre de la Défense Nationale
et de la Guerre
et des Affaires Etrangères,
Edouard DALADIER.

Le vice-Président du Conseil
Camille CHAUTEMPS.

Le Garde des Sceaux,
ministre de la Justice,
Georges BONNET.

Le ministre de l'Intérieur
Albert SARRAULT.

( 3) André Marty : Né d'un père, négociant en vins, qui avait participé à la commune de Narbonne et professait des opinions « libertaires », André Marty échoue au concours d'entrée de l'École Navale et apprend le métier de chaudronnier sur cuivre. Il s'engage dans la marine nationale et devient finalement sous officier mécanicien en 1917. Il était devenu franc-maçon avant la guerre. Le 16 avril 1919, il est sous officier mécanicien sur le torpilleur d'escadre Protêt. Il est arrêté par quelques camarades alors qu'il s'apprête à prendre le contrôle du navire pour pénétrer, drapeau rouge au mat, dans le port d'Odessa occupé par la nidoreuse armée rouge communiste.

Le Protêt mouillait avec son escadre dans la rade d'Odessa dans le but de contrer la progression de l'armée rouge. Le traître rouge Marty est au cœur de la mutinerie et haute trahison de matelots qui éclate, à la fois par sympathie avec les "rouges" et en raison de la déconvenue de ne pas être démobilisés alors que la guerre était terminée. Marty se solidarise avec les mutins communistes déjà traîtres à la patrie, ce qui lui vaut une condamnation à vingt ans de travaux forcés. Son nom lui aussi devient un symbole, le jeune parti communiste issu du congrès de Tours prend alors la défense du traître, et il est élu au Soviet de Moscou par les ouvriers de l'usine "Dynamo". En 1920 le parti communiste français, qui vient juste d'être créé, le choisi comme emblème. Il y adhèrera en 1923, soit deux mois après sa sortie de prison. Il devient alors un véritable mythe vu l'essor du communisme en France. Elu quarante deux fois à des élections municipales ou cantonales entre 1921 et 1923. Pour marquer l'apogée de sa popularité, son nom est donné à un bateau de guerre de la flotte soviétique et à des usines. Il est élu député de Seine-et-Oise en 1924 et devient membre du Comité central. En 1927, à l'instar de nombreux autres dirigeants communistes, il est condamné et incarcéré à la Santé pour action antimilitariste.

A partir de 1931, il est de plus en plus impliqué dans l'appareil de l'immonde Internationale communiste appelée également "Komintern" à l'exécutif duquel il représente le parti français. (Aujourd’hui en France le « Komintern s’appelle Attac) En 1935, il sera nommé au présidium et au secrétariat, devenant ainsi le Français au grade le plus élevé au sein du Komintern. Il entre également au bureau politique du parti français en 1932.

De fait le Parti communiste Français est étroitement contrôlé par Moscou : par exemple de 1930 à 1943, date de sa mort, le parti est contrôlé par l'agent du Komintern Eugen Fried, Juif hongrois né en 1900 qui parle yiddish, hongrois, tchèque, slovaque, français, russe et anglais, qui choisit, pour Staline, comme dirigeants du parti : Maurice Thorez (dont la première femme sera sa dernière compagne et dont il élèvera le fils), Jacques Duclos, Benoît Frachon et André Marty.

Pendant la guerre civile Espagne, à partir de 1936, le Komintern le nomme inspecteur général des immondes Brigades internationales et il restera planqué en Espagne jusqu'à la fin de la guerre, en 1939. André Marty, sera surnommé le "boucher d'Albacète", il fut notamment chargé d'éliminer physiquement les trotskistes.

Le traître et assassin André Marty est à Moscou lors de l'annonce de la signature du pacte germano-soviétique, et de la déclaration de guerre, en septembre 1939. Il y est rejoint par un autre traître et déserteur Maurice Thorez qui avait, sur un ordre de Dimitrov rejoint Moscou. Il travaille pour le pestilentiel Komintern jusqu'à la dissolution de celui-ci, en mai 43, et en octobre 43, il arrive à Alger pour représenter le PCF auprès du gouvernement provisoire de De Gaulle et siéger à l'assemblée consultative ce qui expliquera plus tard et en partie les liens entretenus par le « Général » avec Prosper Môquet et autres rouges criminels, nous aurons l’occasion d’en reparler.

De la Libération à 1944, il est l'un des trois secrétaires du parti et apparaît ainsi formellement comme le numéro 3, après Maurice Thorez et Jacques Duclos. Dés 1947, il est marginalisé au sein du bureau politique, mais en reste membre jusqu'en 1952, en n'exerçant que des responsabilités de plus en plus secondaires.

Le 1er septembre 1952, il est mis en accusation devant le bureau politique, exclu de cet organisme le 7 décembre, et exclu du parti par sa cellule le 24 décembre. Un article signé Etienne Fajon dénoncera les "liaisons policières de Marty". Jacques Duclos, avait également déclaré que Marty avait été démasqué comme policier, accusation dont personne n'a jamais trouvé le moindre fondement.

Complètement isolé, après avoir essayé, en vain d'en appeler à l'autorité de Staline, et s'être finalement rapproché des anarchistes et des trotskistes, il meurt d'un cancer au poumon

Homme d'appareil tourné vers l'international, André Marty avait accumulé une grande quantité de documents sur le PCF et le Komintern. Les "archives Marty", léguées à Jean Maitron constituent aujourd'hui une mine pour les historiens du communisme.

Le rôle de Marty pendant la Guerre d'Espagne

André Marty fut envoyé par l'IC dés août 1936 auprès du gouvernement républicain espagnol pour organiser ce qui va devenir les Brigades internationales. Il portera le titre d'inspecteur général des B I. Il pouvait justifier de cette responsabilité, outre son grade élevé au sein du Komintern, par sa connaissance de l'espagnol et du catalan et par son passé d'officier marinier.

Les brigades internationales furent basées à Albacete. Assez vite, les rapports de Marty avec les Espagnols se dégradèrent et il fut rappelé à Moscou où Dimitrov le chargea des affaires d'Amérique Latine, mais Marty insista pour retourner en Espagne et réussit à se faire passer pour l'homme de la situation après l'intégration des Brigades dans l'armée populaire espagnole. Lorsqu'il revient à Albacete en octobre 1937, il doit accepter d'être contrôlé par Palmiro Togliatti.

André Marty fut le boucher d'Albacete dénoncé par la presse libertaire française et le commissaire Massart que décrit Hemingway dans Pour qui sonne le glas.

Togliatti, dans un rapport de novembre 1937, insistait pour que Marty "change radicalement ses méthodes de travail" et "évite d'intervenir dans les questions militaires et techniques des Brigades" mais en janvier 1938 il se félicite de son attitude mais continue d'évoquer "sa façon un peu rude de se comporter parfois avec les camarades". Selon le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, certains combattants revenus en France dénoncèrent ses excès d'autorité et démissionnèrent du Parti communiste.

Si les méthodes brutales de Marty semblent indéniables, il a fait"exécuter un grand nombre de volontaires pour des motifs futiles" comme cela lui fut reproché au point d'être affublé du nom de "boucher d'Albacete" et sa participation à la condamnation et à l'exécution du commandant Delesalle, dans le contexte de la lutte contre les anarchistes et les poumistes, est établie par Nick Guillain.

C’était un emporté , un fanatique et l’organisateur des mostrueux crimes staliniens commis par le Guépéou en Espagne.

L'« Affaire Marty », ou l'exclusion du PCF en 1952

En 1952, alors que le traître Thorez, malade, était à Moscou, ou en convalescence dans le Caucase, André Marty fut mis en cause avec Charles Tillon devant le Bureau politique auquel ils appartenaient tous les deux. Il était reproché aux deux hommes de s'être rencontrés au domicile du beau-frère de Tillon, Charles Beyer.

Une commission d'enquête formée de Léon Mauvais et Marcel Servin préparait ce « procès interne » depuis plusieurs mois. Selon Charles Tillon (On chantait Rouge), Duclos avait rencontré Thorez et même Staline à ce sujet, mais c'était l'époque des grands procès dans les immondes dictatures rouges comme celui de A.London et R. Slansky en Tchécoslovaquie ou celui de Rajk en Hongrie, et dans ce contexte, Duclos avait pu faire comprendre à Staline qu'en France aussi, il y avait des traîtres. On ne voit guère d'autre explication concernant cette affaire que l'hostilité qui avait toujours existé entre Thorez et Marty, et l'accusation voilée de « non-Résistance » que Tillon aurait faite à Jeannette Vermeersch, la femme de Thorez.

Le rapport que Mauvais présenta le 4 septembre 1952 au Bureau Politique n'était qu'un assemblage hétéroclite de broutilles qui devenaient la preuve d'une longue opposition à la ligne du parti. L'affaire se transforma en une véritable campagne de dénonciation politique des accusés qui s'étendit à Jean, le frère d'André Marty, franc-maçon qui « a des liaisons avec des milieux policiers ». Le Comité central de Gennevilliers (du 5 jusqu'au 7 décembre) raya de ses rangs Marty et Tillon.

A partir de 1952 exclu du système politique communiste (en décembre) il se replie sur Catllar. Il y meurt de maladie le 22 novembre 1956 après avoir écrit sur "l'affaire Marty", qui eu lieu à Dorrès, en Cerdagne.

(4) Henri Raynaud.

Fils d'un ouvrier typographe syndicaliste travaillant à La Dépêche de Toulouse, Henri Raynaud entre dans l’administration des PTT en 1910, comme surnuméraire puis commis. Il milite, avant 1914 à l'Association Générale des agents des PTT, "l'A.G.", comme la nomment les postiers. Cette Association Générale qui avait conduit les grèves postales de 1909, se transforme en Syndicat national des agents des PTT en 1917. Henri Raynaud, qui avait été mobilisé en 1914, avant de travailler dans un service auxiliaire, accompagne les mutations syndicales. En 1919 est constituée une Fédération nationale des travailleurs des PTT qui se rallie à la CGT communiste. Raynaud pour sa part se situe dans la minorité révolutionnaire de celle-ci. En 1922, il participe à la création de la CGTU, qui rassemble communistes et syndicalistes anarchistes. Non reconnue par l'Administration, la CGTU anime des grèves où ses militants risquent gros. C'est le cas de Henri Raynaud: il est révoqué en 1922. Ce n'est qu'au moment du Front populaire que cette sanction sera levée. Cette sanction a pour effet d'annuler tout espoir de promotion au sein des PTT, alors qu'il en préparait les concours.

Il devient alors permanent syndical et il assume de nombreuses responsabilités dans le mouvement syndical, tant à la CGTU qu'à la CGT réunifiée. Dès 1922, il est secrétaire de l'Union des syndicats de la Région parisienne CGTU, responsabilité qu'il conserve en 1936 lors de la réunification CGT-CGTU. Il est également membre du CA de la CGT. Il en est exclu en 1939, en raison de son militantisme communiste.

Il est emprisonné en 1939 et est transféré de prisons en camp d'internement. Il s'évade en juin 1941, ainsi que trois autres compagnons, du camp de Châteaubriant et il devient l'un des dirigeants clandestins de la CGT pendant l'Occupation allemande. En 1943, il est l'un des signataires des accords du Perreux qui réunifient le mouvement syndical français. Membre du Bureau confédéral de la Cgt en mars 1945, poste qu'il tenait déjà dans les faits, il est un des artisans des réformes sociales de 1945-1946. En particulier il participe à la mise en place de la Sécurité sociale, tenant un rôle important auprès du Ministre communiste Ambroise Croizat ( au dico) et de ses collaborateurs, syndicalistes et hauts fonctionnaires. Il fut membre de la direction de la CGT jusqu'à son retrait en 1964 pour cause de santé défaillante.

Henri Raynaud était membre du Parti communiste français depuis 1920. Il avait adhéré au parti socialiste SFIO encore unifié en 1919. Membre de son Comité central à partir de 1924, réélu jusqu'à la guerre de 1939-1945, il se retire "officiellement" de cet organisme lors du 10e Congrès du PCF, en juin 1945. Membre du Bureau confédéral de la Confédération générale du travail il prévient ainsi l'accusation de cumul de mandats politiques et syndicaux. Deux autres militants suivent la même attitude: Benoit Frachon et Gaston Monmousseau. Mais en réalité ils continuent de faire partie des instances clandestines et dirigeantes du PCF. Ainsi le nom de Henri Raynaud réapparaît sur la liste officielle du Comité central, en 1956. Il quitte cette instance en 1959.

(5) Jean-Pierre Timbaud : agitateur communiste « ouvrier » et syndicaliste de la métallurgie, est mort fusillé par des soldats de l’armée allemande régulière en criant "Vive le Parti communiste allemand".

En 39 Timbaud est mobilisé. Il sera le chauffeur d'un officier. A la démobilisation il quitte son officier remonte à Paris, et participe à la constitution des comités syndicaux clandestins et à la diffusion de La Vie Ouvrière avec Marcel Paul, Henri Gauthier, Jourdain, Tanguy, Sémat. Mais, l'organisation communiste n'est pas suffisamment cloisonnée. Au début d'octobre 1940 des militants syndicaux sont arrêtés (Hénaff, Michels, Grandel etc...). Le 18 Octobe, c'est au tour de Timbaud.
Il est d'abord incarcéré à Aincourt(95) où il retrouve des centaines de camarades, puis avec d'autres il sera déplacé le 5 décembre 1940 à la prison centrale de Fontevrault, près de Tours (37). Et là déjà, pour marquer la cohésion, pour marquer la fidélité à l'engagement, on chante Rodina chant patriotique des peuples de l'Union Soviétique. Il faut aussi se battre pour améliorer un peu les conditions de détention. On s'entraide, on s'apprend mutuellement ce que l'on sait.
Puis le 21 janvier 1941, c'est Clairvaux (10). Là où avant lui était passés, entre autres, Auguste Blanqui ou André Marty. Et encore des chants, La Marseillaise.


En mai, c'est le départ pour Châteaubriant (44). Et là dans le camp, 400 otages presque tous des communistes - profitant des besoins des gardiens, placent de hommes sûrs aux postes occupés par des prisonniers , par exemple au bureau du capitaine de gendarmerie, préparant l'action. On se réparti les corvées (cuisine, nettoyage...). Et grâce aux "placés", 4 évasions auront lieu. Henri Raynaud et Fernand Grenier, le 18 juin au matin, puis Eugène Hénaff l'après midi, et Léon Mauvais le lendemain (Henri Sémat avait profité d'une "permission" pour le décès de son père pour ne pas rentrer). Parmi les 4 évadés, 3 sont membres du CC du PCF. Les deux premiers sortent en profitant de la relève de la garde, sortis "pour une corvée" devant une première équipe de gendarme, l'équipe "relevante" ne s'étonnant pas du non-retour de prisonniers qu'ils ne savaient pas sortis. Puis grâce au copain placé dans le bureau de capitaine, Hénaff et Mauvais sortent en utilisant des permis de visite, se faisant passer pour, justement des visiteurs. Ces évasions mettront fin aux visites des familles.
Au camp, on partage les colis reçus des familles, qui se privent déjà pour leurs internés. On organise des cours. Certains sont déjà victimes des bourreaux vichystes ou socialistes nationaux. Alors qu'on fête le 37e anniversaire de Timbaud, une détenue, Françoise Brechet vient de perdre son mari guillotiné, qui avait crié, avant de passer la tête sous le couperet de la guillotine "Vive le Parti Communiste! Vive la France!"

Le 19 octobre 1941, un officier de la Wermacht est assassiné de deux balles dans le dos par des « camarades » à Nantes. Des soldats allemands viennent relever les gendarmes. On s'organise, et on décide de faire face avec unanimité et sans défaillance. On pensa un moment déclencher un soulèvement général, mais finalement devant la crainte d'un massacre plus grand encore, cette idée fut abandonnée.
Le 22, avant d'aller mourir, on finit tous les colis qui restaient. La liste des otages retenus pour être fusillés est communiquée après le repas. 27 Détenus de Châteaubriant, parmi eux 23 communistes sont dans cette liste. Dont Jean-Pierre Timbaud. Désignés d’après les communistes par le ministre de l'Intérieur Pucheu
( 6 ). Ils sont isolés dans une baraque, où ils écrivent leurs dernières lettres, et laissent quelques mots sur les murs.
Timbaud signe notamment ces apostrophes: "Avant de mourrir les 27 otages se sont montrés d'un courage admirable. Ils savaient que leur sacrifice ne serait pas vain et que la cause pour laquelle ils ont lutté triomphera bientôt. Vive le Parti Communiste. Vive la France libérée de ses ennemis." ou encore "Camarade qui restez, soyez courageux et confiants dans l'avenir." Il dit dans sa lettre à sa femme et à sa fille: "c'est vous qui êtes à plaindre [...] Vive la France! Vive le prolétariat international!".

A 15h15, ils sont emmenés dans une sablière à deux kilomètres du camp pour y être fusillés. Timbaud "protège" et soutien le jeune Guy Môquet, 17 ans, qui fait partie des 27. Timbaud dit au sous-lieutenant de gendarmerie Touya "je ne suis qu'un ouvrier, mais je ne voudrais pas salir ma cote comme tu souille ton uniforme."
En partant, on chante encore et toujours. La Marseillaise, La jeune garde... Puis devant les fusils, où ils passent par séries de 9 à 15h55, 16h et 16h10, les mains libres, les yeux ouverts et non bandés, à nouveau La Marseillaise, et aussi L'Internationale. Et Timbaud, lui, choisis de tomber en criant "Vive le Parti communiste allemand!"


(6) Pierre Pucheu :

Lorsque Pierre Laval revint au pouvoir en avril 1942, Pucheu refusa de faire partie du nouveau gouvernement et employa ses loisirs à rédiger un long mémorandum qui ne visait à rien de moins qu’à un renversement complet de la politique du maréchal [Pétain] et de la France de Vichy, l’orientant vers la rentrée délibérée dans la guerre, aux côtés des Alliés. Il soumit ce mémorandum au chef de l’État, à l’amiral Darlan, à un certain nombre de ministres en exercice. L’absence totale de réaction ne le découragea pas et, en septembre 1942, dans un appartement de Lyon, il le remettait au général Giraud, qui, lui, s’enthousiasma. Sans tenir compte des responsabilités prises par son interlocuteur dans la répression, qui en avaient fait la cible de la presse clandestine, notamment communiste, Giraud le congratula et lui confia même que certains événements importants étaient imminents en Afrique du Nord ; que lui, Giraud, avait beaucoup d’amis à Alger, en particulier un certain industriel nommé Jacques Lemaigre-Dubreuil qui, en liaison avec les Américains, préparait une grande affaire… Pucheu ayant affirmé, avec force, sa volonté de participer à une telle opération, Giraud, en reconduisant Pucheu, lui dit : « Je vous appelle bientôt. »

Dès l’annonce du débarquement allié en Afrique du Nord, l’ancien ministre, que la police allemande recherchait, gagnait donc l’Espagne, clandestinement, et écrivait aussitôt à son « ami » Giraud pour lui rappeler sa promesse : obtenir l’autorisation de venir le rejoindre à Alger.

Giraud ne donna le feu vert qu’après plusieurs relances, le 15 février 1943. Encore ne le fit-il qu’avec réticence : Pucheu devait être affecté à une unité combattante. Il devait s’engager à n’avoir aucune activité politique ni même de contacts étrangers à ses activités militaires. Enfin il devait gagner l’Afrique du Nord sous un nom d’emprunt. Et cette autorisation, le « commandant en chef civil et militaire » ne l’accordait que contre l’opposition de la plupart de ses meilleurs conseillers, en pleine conscience de « grosses difficultés à attendre du côté anglais et américain ( ?) ».

Début mai 1943, pris en charge par le colonel Malaise, représentant de Giraud à Madrid, Pucheu, qui voyageait aux ordres de Malaise sous le nom de Pierre Pourier, fut reconnu dès son arrivée à Casablanca par l’ancien député Dumat et par sa vieille connaissance l’ancien député de droite Charles Vallin, pour lors chef de la commission gaulliste dans le port marocain.

Ce que nul n’ignorait plus à Casablanca, Londres ainsi l’apprit aussitôt, et la propagande de la France libre gaulliste s’en donna à cœur joie. Il n’en fallait pas plus pour paniquer le malheureux Giraud, décidément allergique à toute péripétie politique. La seule solution qu’il trouva fut de faire interner son encombrant « ami », déjà en cours d’habillement pour le 1er régiment de chasseurs d’Afrique, et de l’envoyer, en résidence surveillée, dans le Sud marocain, à Ksar-el-Souk. Pucheu y resta trois mois.

Puis le Comité français de libération nationale, lorsqu’il fut constitué à Alger à l’arrivée de de Gaulle, entreprit la mise en accusation des anciens dirigeants de Vichy, dont Pucheu. Arrêté le 14 août 1943, incarcéré à la prison de Meknès, l’ancien ministre ne parut devant le tribunal d’armée, à Alger, que le 4 mars 1944. L’arrestation, la mise en jugement, l’instruction étaient entachées de telles irrégularités qu’il fallut tout ce temps non pour les effacer, mais pour, par un acte de pur arbitraire, passer outre. Or, et ceci est essentiel, à aucun moment Giraud n’intervint pour que la légalité fût respectée. Ce ne fut pas lui qui souleva les objections, mais bien la gendarmerie marocaine, le commissaire rapporteur près le tribunal militaire de Meknès, le général commandant la région en tant que chef de la justice militaire de la division territoriale, la sécurité militaire de Rabat, la résidence générale de Rabat elle-même, de nouveau le commissaire du gouvernement ! Pas l’ombre de réaction du coprésident du CFLN, Henri Giraud. Pourtant, il avait bien reçu le document terrible que lui avait fait parvenir, le 18 juin 1943, son « ami » :

« Quoi qu’il en soit, c’est vous qui m’avez fait revenir en Afrique dans des conditions auxquelles vous avez dérogé, après les avoir vous-même fixées. Devant moi, devant ma famille, devant mes amis, c’est vous qui êtes responsable de mon sort et de mon honneur… Je ne vous demande aucune pitié, je ne vous demande aucune faveur, je vous demande justice et le respect de la parole que vous m’avez donnée. »

Le lavement des mains de Ponce-Pilate

Le procès s’ouvre, le 4 mars 1944. La déposition la plus attendue est évidemment celle du général Giraud. Sans contester aucun fait, elle constitue un long plaidoyer pro domo qui équivaut au lavement des mains de Ponce-Pilate. Après une violente campagne d’intimidation communiste, Pucheu est condamné à mort. Le jugement est rendu dans de telles conditions de pressions et d’irrégularités qu’il soulève l’indignation même des plus intimes et des plus fidèles collaborateurs du général de Gaulle. C’est désormais une affaire d’État, qui se règle dans deux consciences : celle du général Giraud, qui conserve encore des atouts sérieux ; celle du général de Gaulle, qui dispose du droit de grâce. Pour une fois, les deux consciences sont d’accord pour refuser d’intervenir. Le 22 mars 1944, à l’aube, Pierre Pucheu est fusillé.

Pour le général de Gaulle, les motifs de décision sont clairs. Aux avocats du condamné, venus solliciter la grâce ou l’ajournement de l’exécution, il explique :

« Je suis certain que Pucheu a été de ceux qui, à l’intérieur de cette affreuse politique de collaboration, ont fait le plus pour contrer les Allemands et laisser échapper le moins possible…

» Nous n’avons pas à considérer l’intention, les faits sont là. Rien n’obligeait M. Pucheu à entrer dans le gouvernement. Rien ne l’obligeait à y rester… De bons Français de bonne foi ont été conquis et prennent sa défense. D’aussi bons Français de bonne foi souhaitent sa mort, surtout en France, de la part des gens qui souffrent. Tous sont guidés par leurs passions. Je dois m’élever au-dessus des passions. Seule la raison d’État doit dicter la décision… »

« Après l’exécution, a écrit le colonel Passy, ancien chef du service de renseignements de Londres (BCRA), j’allai voir le général de Gaulle pour lui dire mon intense dégoût de cette sinistre caricature de procès et de ces juges couverts d’uniformes étincelants qui m’étaient apparus comme des tricoteuses somnolentes et de sanguinaires vestales assistant à un combat de gladiateurs. De Gaulle m’a dit : « Vous ne connaissez pas l’ensemble du problème. Il fallait que Pucheu fût exécuté. La raison d’État l’exigeait… »

La raison d’État déterminait un acte politique. Car la libération de la France était en vue et, à tout prix, il fallait empêcher la création d’un gouvernement d’extrême gauche, en France, voire d’ébauches de républiques populaires, lors de l’effondrement de Vichy. Dès le 4 avril 1944, de Gaulle va faire entrer des communistes au sein du gouvernement provisoire de la République française. Il n’a pas le choix, il faut assurer avant tout l’unité du pays, que contestent encore Anglais et Américains. Les Alliés sont si convaincus du chaos qui régnera en France dès leur débarquement, et de l’impossibilité pour de Gaulle d’établir son autorité, qu’ils ont mis sur pied un dispositif d’administration directe, par leurs moyens propres, du pays libéré : l’AMGOT. La décision du président du gouvernement provisoire, homme politique, acculé à des options politiques, est donc claire et logique.

Mais comment raisonnera le général Giraud, qui n’a plus de rôle politique, dont le destin n’est plus de gouvernement, et qui n’a jamais d’ailleurs considéré comme telle sa mission ?

[...] Giraud hésitera, atermoiera, laissera passer toutes les occasions de sauver son honneur.

L’énigme de Châteaubriant

Comme de Gaulle, Giraud ignore, au moment de prendre l’option dramatique, les documents révélés le 19 octobre 1944 par François de Menthon, le ministre de la Justice sous l’autorité de qui s’étaient déroulés le procès et l’exécution de Pucheu.

[…]

[Ces documents, adressés par le sous-préfet de Châteaubriant, Le Cornu, à la Kommandantur, disent que le ministre de l’Intérieur, Pucheu, désigne à l’occupant allemand les internés communistes à fusiller comme otages.] N’ayant pas été produits au cours du procès Pucheu, ils n’ont pu être discutés par l’accusé ; ils sont des charges mais non des preuves. Révélés dans une conférence de presse par François de Menthon, à qui le procès et l’exécution de Pucheu avaient été reprochés, ils lui servirent à un plaidoyer personnel plutôt déplaisant parce que fait sans risque de contradiction, Pucheu ayant été passé par les armes depuis sept mois.

Il se peut, comme le remarquera le bâtonnier Buttin, principal avocat de Pucheu, que ces documents ne soient pas authentiques ou que le sous-préfet Le Cornu [qui écrit ces lettres à la Kommandantur] ait été trompé sur le responsable de la désignation des otages. Ou que, écrivant à un modeste commandant local allemand, il ait volontairement simplifié l’origine de cette désignation, du côté français. Ou enfin qu’il ait agi de sa propre autorité, en se couvrant fallacieusement d’une référence au ministre. Car Pucheu, tant au cours de son procès que dans son journal publié après sa mort (Ma Vie, 1948), s’est élevé avec la dernière vigueur contre l’accusation communiste, faite alors sans la moindre preuve, d’après laquelle il avait désigné les otages fusillés à Châteaubriant, à la suite de l’attentat communiste contre le feld-kommandant de Nantes. Il oppose à cette accusation le fait qu’il n’a cessé au contraire d’essayer d’arracher aux Allemands les internés pouvant être pris comme otages, en faisant libérer plus de mille ; le fait aussi qu’il y avait parmi les otages fusillés à Châteaubriant deux militants syndicaux dont lui, Pucheu, avait, dans les semaines précédentes, demandé aux Allemands la libération ; le fait enfin qu’il avait enjoint aux préfets de refuser absolument toute participation, même indirecte, aux exécutions d’otages. Plus encore, au cours de l’instruction de son procès, Pucheu réclame — cela lui sera refusé — que puissent être recueillies sur cette affaire les dépositions des préfets et du sous-préfet concerné, celui de Châteaubriant ; il n’imagine donc pas que ce dernier ait pu participer à la désignation des otages ou la lui imputer.

Un document, retrouvé également depuis la guerre, semble confirmer la véracité des protestations de Pucheu. Il s’agit d’une note de M. de Bourbon Busset, par la suite président du Secours Catholique, qui dresse le compte-rendu d’une réunion tenue le 28 octobre 1941 à la délégation générale du gouvernement dans les territoires occupés. On y lit : « En ce qui concerne les représailles, les autorités allemandes ont donné l’assurance que les otages exécutés étaient choisis soit parmi les communistes, soit parmi les personnes prévenues d’aide à l’ennemi… En ce qui concerne les otages communistes fusillés, il semble que, dans deux cas au moins, les autorités d’occupation aient choisi deux personnes qui étaient sur le point d’être libérées, car la police française avait reconnu l’inanité des accusations portées contre elles. Les otages communistes exécutés à Nantes sont morts courageusement, en chantant La Marseillaise… M. Benoist-Méchin a représenté au général von Stulpnagel que le gouvernement français ne pouvait en aucune façon participer aux mesures de représailles exercées par les autorités d’occupation. À la suite des interventions de MM. Pucheu et Benoist-Méchin, il y a bon espoir que les groupes complémentaires d’otages bénéficient d’une remise définitive. »

Ce 28 octobre [1941], il y a déjà cinq jours que le général de Gaulle lui-même, dans un appel diffusé par la radio de Londres le 23 octobre, a pris position contre les attentats communistes dans les villes, dont les populations, celle de Nantes en particulier, s’émeuvent : « Actuellement la consigne que je donne pour le territoire occupé, c’est de n’y pas tuer ouvertement d’Allemands. Cela pour une seule raison : c’est qu’il est, en ce moment, trop facile à l’ennemi de riposter par le massacre… »

Cette consigne demeurera d’ailleurs ignorée des responsables de l’appareil communiste, et les attentats dans les villes continueront, bien qu’un dirigeant communiste de la région de Nantes ait écrit au comité central du parti : « Celui qui a tiré devrait se dénoncer pour empêcher la répression de frapper les otages » ; et bien qu’un peu plus tard le patriarche communiste Marcel Cachin ait lui aussi pris position contre les attentats dans les villes, comme les Allemands le feront savoir par une affiche fameuse.

Pucheu, pendant ce temps, poursuit ses interventions, vigoureusement, auprès des militaires allemands, dont certains n’obéissent qu’avec répugnance aux ordres de représailles lancés par Hitler. Et il obtient bientôt que cent otages supplémentaires, dont l’exécution est prévue à la suite de l’attentat communiste de Nantes et d’un attentat semblable à Bordeaux, soient épargnés.

Dans ces circonstances affreuses, le ministre de l’Intérieur [Pucheu] incarnait ainsi tout le drame de Vichy : avec la meilleure intention, pour limiter les dégâts comme il y réussit effectivement, l’anticommuniste Pucheu risquait de donner l’apparence d’avoir participé aux décisions de la répression allemande. Ses ennemis, les communistes, qui avaient monté également contre lui l’accusation d’avoir participé aux tortures infligées à Georges Politzer, accusation bientôt reconnue entièrement fausse, sauront se servir de cette apparence pour l’abattre physiquement et moralement. Le cycle provocation ― répression ― dénonciation sera bouclé en ce qui le concerne.

« Il est certain, écrit le général Giraud dans Un seul but : la victoire, que si j’avais connu ces terribles documents plus tôt (ceux qui attribuent à Pucheu la désignation des otages), je n’aurais pas autorisé Pierre Pucheu à venir en Afrique du Nord. » C’est infiniment probablement, en effet. Mais il ajoute : « Il fallait lui donner le moyen de se défendre… » Or, qu’a fait le général Giraud ?

Son rôle officiel a parfaitement été décrit dans la lettre que lui a adressée le général de Gaulle le 23 mars 1944, et qui, si elle contient quelques inexactitudes de détail, semble bien résumer l’attitude adoptée par Giraud tout au long de cette affaire. C’est pourquoi, malgré sa longueur, il nous paraît important de la reproduire in extenso :

De Gaulle : « Je m’explique assez difficilement »

Mon général,

» L’exécution du jugement prononcé à l’égard de Pierre Pucheu par le tribunal d’armée étant maintenant un fait accompli, je crois devoir répondre à la lettre que vous m’avez adressée le 17 mars [1944] à ce sujet. Je ne feria, d’ailleurs, que préciser ce que j’ai été amené à vous dire dans notre entretien de dimanche dernier.

» Vous voulez bien m’écrire que c’est vous « qui, en qualité de commandant en chef civil et militaire, avez autorisé Pucheu à venir prendre part, sous l’uniforme, à la lutte contre l’ennemi ». Vous ajoutez que vous avez toujours « considéré en effet qu’il devait être permis à chaque Français d’y participer lorsqu’une telle action portait en elle la valeur d’un rachat ou le désir d’une purification ». Je dois noter cependant qu’à l’arrivée de Pucheu en Afrique en mai 1943, c’est-à-dire à une époque où le Comité de la libération nationale n’était pas encore créé, où je me trouvais moi-même à Londres et où vous exerciez personnellement tous les pouvoirs en Afrique du Nord, vous n’avez aucunement autorisé Pucheu « à prendre part sous l’uniforme à la lutte contre l’ennemi », mais vous l’avez placé en résidence forcée au Maroc.

» Le 18 août 1943, le Comité de la libération nationale, dont vous étiez comme moi-même président, décida sans aucune objection de votre part que Pucheu serait mis en prison. Vous-même, en vertu des pouvoirs militaires que vous déteniez alors entièrement, vous avez donné les ordres d’exécution nécessaires à l’incarcération de l’ancien « ministre » de Vichy à la prison militaire d’Alger.

» Le 3 septembre [1943], le Comité de la libération nationale, dans une séance à laquelle vous assistiez, a décidé « d’assurer, dès que les circonstances le permettront, l’action de la justice à l’égard du maréchal Pétain et de ceux qui ont fait partie des pseudo-gouvernements formés par lui, et qui ont capitulé, attenté à la Constitution, collaboré avec l’ennemi, livré des travailleurs français aux Allemands et fait combattre des forces françaises contre les Alliés ou contre ceux des Français qui continuaient la lutte ».

» Ce texte a été publié le jour même. Vous avez, pour ce qui vous concerne, adopté cette décision telle quelle, ainsi, d’ailleurs, que l’unanimité des membres du Comité.

» L’ordonnance du 2 octobre 1943, adoptée en séance par le Comité en votre présence et avec votre approbation, et que vous avez signée en même temps que moi, constituait le tribunal militaire d’armée à Alger, et l’ordonnance du 21 octobre 1943, également approuvée et signée par vous, spécifiait que la compétence de ce tribunal « s’étend aux crimes et délits contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État, commis dans l’exercice de leurs fonctions par les membres ou anciens membres de l’organisme de fait se disant gouvernement de l’État français, etc. » C’est en vertu de ces ordonnances, publiées au Journal officiel, que Pucheu a été cité devant le tribunal militaire d’armée. Il ne pouvait pas ne pas l’être.

» Dans ces conditions, je m’explique assez difficilement que vous m’écriviez le 17 mars [1944] : « J’ai le devoir et le droit d’élever la voix et de vous rappeler que, si le condamné est venu en Afrique du Nord, c’est en raison de la confiance qu’il a mise dans l’engagement que je lui avais consenti et que j’aurais tenu si j’étais resté le chef. »

» Pour ce qui concerne la commutation de la peine (ou ce qui revient pratiquement au même, le sursis d’exécution), dont vous avez « estimé qu’elle s’imposait », la décision a été prise d’après la raison d’État dont le gouvernement, responsable de l’État, est le seul juge qualifié. Je vous prie de croire, mon général, à mes sentiments les meilleurs. »

Signé : de Gaulle

Les communistes : « Giraud pourra compter sur nous ».

À ces faits, qu’il ne conteste pas, le général Giraud oppose toujours la même antienne : d’abord la guerre, je fais la guerre et rien d’autre, je n’ai pas à m’occuper d’autre chose.

« Je connaissais l’accusé avant la guerre, par des amis communs. J’ai su que c’était un homme intelligent, énergique. Pendant la guerre, et à l’armistice, je ne sais ce qu’il a fait : j’étais en captivité en Allemagne, vous le savez, jusqu’en 1942. Quand je suis revenu, c’était un autre ministre qui était là.

» Je n’ai pas eu à m’occuper de tout ce qui s’est passé auparavant. Je me suis occupé d’autre chose ».

Telle était bien la motivation première, l’idée fixe. Devant l’inflexible volonté politique de de Gaulle qui a décidé de sacrifier Pucheu, Giraud hésite, louvoie, temporise. À plusieurs reprises, il reconnaît qu’il aurait dû démissionner, s’en aller. Mais il y avait la campagne d’Italie, qu’il espérait conduire. Partir, c’eût été renoncer à son beau rêve de rentrer en vainqueur à Metz sur son cheval blanc. Le dernier quarteron de ses fidèles le poussait d’ailleurs à rester, dans la crainte de subir les représailles des gaullistes. D’atermoiements en abandons, Giraud se voit retirer peu à peu toutes ses prérogatives : la coprésidence, le commandement en chef des armées. Peut-être alors songe-t-il déjà à une nouvelle évasion, qui lui permettrait de tout recommencer… Il a conservé des fidèles en France métropolitaine, ne pourrait-il y trouver de nouveaux appuis parmi ceux que déçoit ou qui craignent la volonté de pouvoir du chef de la France libre [de Gaulle] ? Le colonel Paillole, alors chef du contre-espionnage des services spéciaux dépendant de Giraud, rapporte une étrange démarche qui eut lieu la veille de la déposition du général Giraud au procès Pucheu :

« La veille de la déposition du général Giraud, trois députés communistes, membres de la commission de la Défense nationale, dont M. Pourtalet, se sont rendus au palais d’Été pour tenter d’exercer une pression sur le commandant en chef. Avec le colonel Rivet, je sortais de chez le général Giraud, auquel nous étions venus rendre compte de l’état des pourparlers sur la fusion des services spéciaux (dépendant de Giraud) avec la BCRA (Soustelle, Passy, Pélabon) ; c’est alors que nous avons rencontré cette délégation communiste dans la cour de marbre du palais d’Été.

« Les députés communistes nous disent bonjour. Quelques propos sont échangés à propos de cette fusion (car les élus communistes sont membres de la commission de la Défense nationale, laquelle a voulu arbitrer le différend entre les services de Giraud et ceux de de Gaulle dans cette affaire de fusion). Puis nos interlocuteurs annoncent qu’ils sont prêts à soutenir le point de vue du général Giraud dans cette affaire, mais que leur attitude sera déterminée par celle même du commandant en chef lors du prochain procès Pucheu. S’il accable Pucheu, comme ils le souhaitent, alors Giraud pourra compter sur eux.» Le député Pourtalet conclut ces propos en disant : « Nous attendons du général Giraud un acte de républicanisme éclatant et décisif pour que nous puissions dire aux Français : c’est un vrai républicain. Nous attendons cette attitude de sa part pour pouvoir le soutenir à fond dans cette affaire des services spéciaux comme dans toutes les autres… » Giraud a-t-il alors sacrifié Pucheu à son obsession : par-dessus tout et par tous les moyens, continuer à faire la guerre ?

(7) Jacques Duclos

En 1926, le PCF chargea le jeune député Jacques Duclos d'organiser des Groupes de Défense Antifascistes et des Jeunes Gardes Antifascistes ( Groupuscules fascistes rouges et terroristes staliniens). Ces groupes paramilitaires défilèrent le 11 novembre 1926 ! Parallèlement, Duclos sortit un ouvrage "Le combattant rouge" où il enseignait la guerre civile et l'art du combat de rue en fait le terrorisme. 1924: Boris Souvarine, un des leaders du PCF s'opposa à la ligne adoptée par le parti contre Trotski. Il fut convoqué à Moscou pour s'expliquer. Il fut condamné à faire son autocritique et fut exclu du PCF. Réaction de la direction du parti dans l'Humanité: "Dans notre parti [le PCF] que la bataille révolutionnaire n'a pas complètement épuré du vieux fond social-démocrate, l'influence des personnalités joue encore un trop grand rôle. [...] . S'il veut être digne de l'Internationale communiste à laquelle il appartient, s'il veut suivre les traces glorieuses du parti russe, le PCF doit briser sans faiblesse tous ceux qui, dans son sein, refuseraient de se plier à sa loi!"

Ceci aboutit à l'élaboration de milliers de dossiers "biographiques, destinés à tout savoir des militants du PCF, ces dossiers faisaient mention de l'origine sociale, ethnique et religieuse des militants. Ces dossiers furent centralisés à Moscou et servirent à faire un tri parmi les militants et permirent aux "sections des cadres du PCF" d'établir les LISTES NOIRES Une première série de listes noires entre 1932 et 1939 (12 listes) aux titres inquiétants: "liste noire des provocateurs, traitres, mouchards, escrocs, voleurs, trotskistes...", chaque militant ayant le devoir de dénoncer les communistes qui n'étaient pas assez fidèles.

Les premiers visés furent les doriotistes et les trotskistes, et de nombreux meurtres eurent lieu à l’instigation du criminel Duclos avant la 2eme guerre mondiale.

Quand Jacques Duclos dénonçait « le juif Mandel »

Tout le problème se lit à travers cette conjonction de deux séries de dates, qui conduisent au télescopage de deux histoires : avant et après le 21 juin 1941.

Avant juin 1941, c'est le pacte entre Hitler et Staline. Le parti communiste français suit les consignes du Kominterm : la guerre est celle des impérialismes, et elle n'est pas l'affaire des peuples. Il s'agit de résister à l'oppression, pas au nazisme.

Après juin 1941, l'invasion de l'Union soviétique par les troupes allemandes fait basculer le parti communiste dans la résistance. S'ouvre avec l'attentat du 21 août une nouvelle phase, qui est celle de la lutte armée sur le sol français, alors critiquée par la résistance gaulliste comme inadaptée au rapport de forces.

Dès la victoire allemande de juillet 1940, Jacques Duclos, au nom de la direction du Parti communiste français, avait entamé des négociations avec l'occupant allemand afin d'obtenir l'autorisation de republier l'Humanité, qui avait été suspendue par le gouvernement Daladier en application du décret du 26 septembre 1939.

L'argumentaire du Parti communiste à destination de ses cadres dirigeants a depuis été publié. Jacques Duclos dénonçait « le juif Mandel »...

« 1°) Vous avez laissé paraître journaux communistes dans autres pays Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation.

« 2°) Sommes communistes avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale. Sommes PC français pas eu peur.

« 3°) Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud. Courage ouvriers français ouvriers parisiens et quand ce sont des ouvriers français ou parisiens c'est le PCF

« 4°) Sommes une force, (...) nous représentons une force qui dépasse les frontières françaises, vous comprenez, derrière nous l'URSS/c'est une force l'URSS/vous en avez tenu compte/pacte germano-soviétique le prouve. On ne fait pas un pacte avec des faibles mais avec des hommes forts (...)

4 commentaires:

renée a dit…

Guy Môquet

Robert FAURISSON

Quels tracts Guy Môquet distribuait-il ?


Guy Môquet, militant (« Pionnier ») des Jeunesses communistes, a été arrêté le 13 octobre 1940, à la Gare de l’Est, par deux policiers français et non par les Allemands. Il distribuait des tracts du Parti communiste. Quel tract précisément ce jour-là et quels tracts les jours précédents ? Il me paraît indispensable d’avoir la réponse, laquelle doit bien figurer dans l’enquête de police dont, à ma connaissance, on ne nous a livré jusqu’ici que des bribes.

A l’époque, le Parti communiste n’était nullement entré en résistance contre les Allemands. Le plus connu et le plus représentatif de ses tracts peut se voir au Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne, dont le conservateur est Guy Krivopissko ; il s’agit d’un texte imprimé de deux pages particulièrement denses, titré « Peuple de France ! » et signé « au nom du Comité Central du Parti Communiste Français » à la fois par Maurice Thorez, Secrétaire général, et Jacques Duclos, Secrétaire. M. Thorez, qui avait déserté l’armée française en octobre 1939, séjournait alors dans les environs de Moscou et J. Duclos vivait dans la clandestinité aux environs de Paris. Le texte du tract se trouve reproduit en annexe iconographique et aux pages 165-175 de l’ouvrage de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier, Juin 40, La Négociation secrète, Les Editions ouvrières / Les Editions de l’Atelier (Ivry-sur-Seine), 2006 [novembre], 208 p. Plus tard nommé « Appel du 10 juillet », le texte aurait plutôt été rédigé et distribué « dans la deuxième quinzaine de juillet » (p. 175) et aurait connu par la suite une très vaste diffusion.

Pas un seul instant, le contenu du tract ne vise les Allemands. Au contraire, il constitue une sorte de codicille français ajouté au « Pacte germano-soviétique », pacte expressément nommé et invoqué. Implicitement il constitue une offre de collaboration directe avec les autorités allemandes par-dessus la tête des autorités de Vichy. Il dénonce les terribles conséquences des « gouvernements indignes » qui ont voulu la guerre contre l’Allemagne et qui sont responsables de la défaite et de l’occupation qui s’en est suivie. Ces responsables sont Daladier, Reynaud, Blum et Mandel qui « ont poussé la France à la guerre pour servir les intérêts des ploutocrates » [entendons : des ploutocrates anglais et français], pour « écraser le peuple et porter les armes contre l’URSS, pays du socialisme (envoi de matériel de guerre aux gardes blancs finlandais et constitution de l’armée Weygand en Syrie) ». On lit encore : « Seul, debout dans la tempête, fidèle à sa politique de paix, notre Grand Parti Communiste s’est dressé contre la guerre, comme il s’était dressé seul contre l’occupation de la Ruhr par Poincaré [1923-1924] parce qu’il a toujours été CONTRE L’OPPRESSION D’UN PEUPLE PAR UN AUTRE PEUPLE ». Le tract évoque « la France enchaînée au char » non pas de l’Allemagne hitlérienne mais « de l’impérialisme britannique » ; il vilipende « les aventuriers de Vichy », « le Parti de Blum et de Paul Faure », « les Princes de l’Eglise », « ces Messieurs du gouvernement de Vichy », les « fauteurs et profiteurs de guerre » ainsi que Pétain, Laval et « la dictature des forbans ». Il exige que les députés et sénateurs communistes, déchus et emprisonnés par Daladier à cause de leur approbation du Pacte germano-soviétique (23 août 1939), soient libérés et rétablis dans leurs droits et fonctions et aussi que reparaisse la presse du Parti communiste. (Les Allemands, eux, libéreront effectivement bien des communistes). Il conclut : « A la porte le gouvernement de Vichy ! A la porte le gouvernement des ploutocrates et des profiteurs de guerre ! » Appelant à la renaissance de la France sous le signe de la fraternité des peuples, il lance : « A bas le capitalisme générateur de misère et de guerre ! Vive l’Union Soviétique de Lénine et Staline, espoir des travailleurs du Monde ! »

Guy Môquet semble avoir eu beaucoup d’admiration pour son père, Prosper Môquet, ancien cheminot, membre responsable du syndicat CGTU, élu député du Parti communiste dans le quartier des Epinettes et déchu de sa fonction de député pour avoir approuvé le Pacte germano-soviétique. Il serait intéressant de savoir si le jeune Guy avait distribué ce tract de « non-résistance aux autorités d’occupation allemande » si on peut l’appeler ainsi ou encore s’il avait diffusé d’autres écrits communistes, plus virulents encore, contre celui que Jacques Duclos et Maurice Tréand appelaient avec insistance « le juif Mandel » ou contre « le défenseur des intérêts capitalistes anglais », Paul Reynaud.

Les jeunes Français ont besoin de le savoir. Les autres Français aussi d’ailleurs, à commencer par le Président de la République.
(Publié sous ce titre et sous ma signature dans Rivarol, 26 octobre 2007, p.11, avec deux caricatures de Chard représentant Maurice Thorez et Jacques Duclos)

Additif du 27 octobre 2007

Guy Môquet officiellement NON résistant ?

D’après une pièce administrative, depuis longtemps connue, le titre d’« Interné résistant » aurait été refusé à Guy Môquet, que partout aujourd’hui on qualifie de « résistant » ; seul lui aurait été accordé le titre d’ « Interné politique ». Datant du 7 février 1956, la pièce est à en-tête du Ministère des anciens combattants et victimes de la guerre. Il s’agit d’une « décision » « portant refus du titre INTERNE RESISTANT et attribution du titre INTERNE POLITIQUE ». Elle est adressée au père de Guy Môquet, dont l’adresse parisienne est indiquée au bas de la page. Le texte porte :

1° La demande d’attribution du titre d’INTERNE RESISTANT concernant MOQUET Guy, né le 28 avril 1924 à Paris 18° [et] décédé le 22 août [erreur pour 22 octobre] 1941 à Chateaubriant (Loire-Inférieure) est rejetée pour le motif ci-après : Il résulte du dossier que l’intéressé ne remplit pas les conditions exigées par les dispositions combinées des articles R. 286 et R. 287 du Code des Pensions.

2° Le titre d’INTERNE POLITIQUE est accordé à l’intéressé, sur avis conforme de la Commission Nationale des déportés et internés politiques. – Période d’internement prise en compte : du 13 octobre 1940 au 22 octobre 1941.

Carte n° 130 108 900 délivrée à Monsieur MOQUET Prosper, 34 Rue Baron, PARIS 17°.

En conclusion, s’il se confirme que ses tracts étaient de même nature que ceux que diffusait à l’époque le Parti communiste français, Guy Môquet aura été probablement pendant un an (20 juin 1940-21 juin 1941), une sorte de collabo actif, pro-allemand et anti-Vichy, avant de devenir à partir du 22 juin 1941 (rupture du Pacte germano-soviétique et entrée des troupes allemandes en URSS) jusqu’au 22 octobre 1941 (date de son exécution), soit pendant quatre mois, un éventuel résistant réduit à l’impuissance puisque incarcéré. Il a dû son exécution au fait que trois jeunes militants communistes, venus de Paris, ont assassiné un Allemand (francophile ?), le lieutenant-colonel Karl Hotz, commandant la place de Nantes, puis ont refusé de se dénoncer, provoquant ainsi de sanglantes représailles.

NB - Sur le sujet des fusillés, on lira, de Jean-Pierre Besse & Thomas Pouty, Les Fusillés, Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), Les Editions de l’Atelier / Les Editions Ouvrières (Paris), 2006 [octobre], 200 p. Selon ces auteurs, pendant toute la durée de l’Occupation, les Allemands auraient jugé, condamné à mort et fusillé entre 4 520 et 4 540 personnes (p. 182). On est loin des « 75 000 fusillés » du seul Parti communiste.

Anonyme a dit…

pas gentils les cocos, par contre à vous lire, on dirait tout de même une bonne petite sympathie hitlerienne non ?

achat vibromasseur a dit…

bon merci

sex shop a dit…

merci